Papa, Maman, aimez-moi tel que je suis!

Papa, Maman, aimez-moi tel que je suis!

Mon fils, ma fille a cette façon de se tenir, de mâchouiller son chewing-gum, de bouder, de se tortiller qui m’agace et que je voudrais corriger coûte que coûte. Mais pourquoi vouloir gommer ce qui différencie et définit votre enfant, comme étant cet être singulier, à part entière et inimitable ?

Oui, aujourd’hui étudions ces petits défauts, ces « manis », ces imperfections qui caractérisent nos enfants et que nous voulons voir disparaitre parce qu’ils ne correspondent pas à l’image bienséante que nous voulons montrer aux autres.

 

 

Critiquer sans cesse ses enfants, les gronder souvent, ne jamais être satisfait d’eux, toujours trouver à redire sur les actions, prouvent que vousn’acceptez pas vos enfants tels qu’ils sont. Même si cela n’est pas fait sciemment, il est important de faire attention et de mesurer le flot deparoles, de messages inconscients et non-verbaux, de silences pesants que nous relâchons quotidiennement sur nos enfants. En effet cela peutavoir de graves conséquences par la suite sur la construction de leur personnalité, sur leur identité et l’image qu’ils ont d’eux – même.

Oh la la la je ne suis pas entrain de dire que vous êtes un mauvais parent…. Non.. non… je dis juste qu’il est important d’examiner avec attentionces actions à répétitions, d’apparences anodines qui  peuvent avoir une influence non négligeable dans la construction de l’identité de nos enfants.

 

 

Comment savoir que vous n’acceptez pas votre enfant tel qu’il est ? (voici une liste non exhaustive d’exemple d’attitudes)

  • Vous lui faites toujours les mêmes remarques
  • Vous ciblez, détaillez et verbalisez ses défauts, ses erreurs
  • Vous n’êtes pas tolérant avec lui souvent sur certains points, vous êtes intraitable (aucune excuse possible)
  • Vos paroles ont comme un parfum « d’accusation » et il ne peut pas se défendre
  • Ses explications n’ont aucun poids, et ne sont pas en entendues
  • Vous doutez souvent de sa parole et de sa sincérité : il ne dit pas la vérité selon vous
  • Vous trouvez matière à critiquer négativement chacune de ses réalisations, propositions, initiatives, actions (vous n’aimez rien et rejetez tout ce qui vient de lui)
  • Vous le grondez souvent et le reprenez dès que vous en avez l’occasion

Si vous agissez souvent ainsi avec votre enfant, vous allez le fragiliser dans sa construction personnelle et plus tard il devra faire un gros travail sur lui-même pour combler le manque qu’il a eu de ses parents. Le parent, son attitude, ses paroles sont comme le 1er miroir de l’enfant ; c’est-à-dire qu’il comprend ce qu’il est à travers ce que son père ou sa mère dit, transpire, comprend, émet, projette, imagine de lui.  Soit que l’enfant s’identifie en fonction de la qualité,  de la résonnance de la communication que le père ou la mère renvoie de sa relation avec l’enfant. Dans l’esprit de celui-ci tous ces retours, cet ensemble définit en conséquence ce que l’enfant est. Voilà pourquoi il est préférable d’être vigilant dans la teinte de la relation que nous avons avec lui.

 

En définitive ne pas accepter l’autre dans son altérité (sa différence et ce qui le caractérise), c’est chercher à le changer, à le modifier selon Ma Vision de lui, Ma perception, mon Désir et occulter sa propre personne. Cela revient à dire à l’autre:

  • Je n’aime pas le produit de ce que tu renvoies
  • Je ne te valorise pas
  • Je te rejette car tu ne corresponds pas à ce que j’attends
  • je te refuse dans ta différence donc je te manque de respect

Tout ceci va créer un sentiment d’insécurité, d’inconfort, de malaise venant de ceux (la cellule mère qui est la famille qui l’a engendré) qui sont censés le protéger et le sécuriser. Avec le temps l’enfant va connaitre une déstabilisation psychique et nourrir des émotions négatives. Peu à peu il va se renfermer (surtout en votre présence) et peut même développer un autre comportement (une autre personnalité) pour satisfaire momentanément à vos exigences, alors que cela ne lui correspond pas. Ainsi il ment aux autres et se ment à lui-même. Je te refuse dans ta différence donc je te manque de respect

Bien sur votre enfant n’est pas parfait et si vous décidez de vous focaliser sur ses qualités, ses points forts, ses capacités plutôt que sur ses défauts, ses fautes et erreurs, vous lui transmettez une image à résonnance positive et valeureuse de lui-même. L’accepter avec ses différences c’est lui dire chaque jour :

  • Je t’aime tel que tu es et je suis fier (e) de toi
  • Je reconnais que tu as des qualités, compétences et points forts (à développer)
  • J’ai confiance en toi
  • Je t’aide à t’aimer et à identifier ta valeur
  • Je confirme que tu as du prix à mes yeux
  • Je te montre que tu existes pour moi
  • Je n’ai aucune attente particulière envers toi, donc aucune déception éventuelle

 

Plutôt que de tenter de changer votre enfant à votre image, selon vos désirs (ce qu’il doit être), mettez votre énergie à rechercher, identifier, mettre en valeur ses qualités, compétences, idées et réussites.  Cherchez comment améliorer, affiner, développer ses dons, ses facilités, ses talents pour qu’il ait confiance en lui, pour qu’il se sente mieux, pour qu’il trouve sa place dans la société et qu’il vive en harmonie avec les autres.  Dès que vous le pouvez verbalisez ses réussites (par exemple en parler autour de vous), montrez lui de l’intérêt pour ce qu’il fait de bien et parions qu’avec le temps vous ne verrez plus ces défauts et imperfections, car il les corrigera lui-même (ou pas) ; en tout cas ça n’aura plus autant d’importance pour vous.

Moi aussi j’ai du travail avec mes enfants, mais en prenant déjà conscience de cela, vous êtes sur la bonne voie et vous ferrez plus attention à l’avenir.

Alors êtes-vous en accord avec moi ? Avez-vous quelque chose à rajouter à cet article? Laisser un commentaire et dites moi ce que vous pensez.

   La Palabra D'Ana- blog-Nax

 

Les Saisons de la Vie

Peut-on récolter du blé lorsque la tige n’est pas haute (le tallage, la montaison) et les graines immatures  (l’épiaison)? Ou encore peut-on aller couper une pomme, alors que l’arbre est encore en fleur ? Vous me répondrez que non…

Je dis souvent à mes enfants : « chaque chose en son temps, et chaque temps à sa chose » afin de leur apprendre à ordonner leurs actions, par étape et pour un temps bien défini, soit pour ne pas sortir du champ et rester focus. De même notre vie est rythmée par différentes périodes (cycliques ou non), bien définies, que l’on pourrait appeler « saison ».

A l’image des 4 saisons que nous connaissons bien, on peut repérer globalement 4 grandes saisons pour l’homme, qui peuvent être cycliques ou non.

  • La Saison de l’enfance, de la naissance ou le temps du commencement (l’Automne)

C’est la saison qui vient juste après la naissance, c’est le début de quelque chose. Il faut protéger, couvrir prendre soin pour aller le plus loin possible. On est dans la découverte, les 1ers pas. C’est donc le temps de l’apprentissage, de l’insouciance ou la personne observe, apprend en regardant, essaie d’imiter pour être comme l’autre. L’enfant est fragile, a besoin d’attention, de soins, pour survivre jusqu’à l’âge adulte.

Les parents savent que c’est une période qui demande de la patience, une bonne écoute (de soi et des autres), un accompagnement régulier, de la présence. Et afin d’avoir de bonnes bases (par exemple), il faut de la discipline, de la constance, beaucoup de disponibilité pour répondre aux besoins de cet être (être disponible auprès de ses enfants pour les éduquer, les satisfaire, être attentif aux changements et s’adapter alors à leur évolution).Par exemple si vous prenez vos fonctions sur un nouveau poste, dans une nouvelle entreprise, les 1er temps peuvent être associés à la saison de l’enfance professionnelle ou du commencement dans votre métier. En effet vous êtes novice, en pleine découverte, en observation et dans l’adaptation à ce nouvel environnement

C’est le temps du « demander-recevoir », soit comme un enfant (pas encore autonome et dépendant), l’enfant aura tendance à demander pour combler ses besoins. Il est dans l’attente de recevoir plutôt que de faire tout seul ou de donner.

Ou alors quand deux personnes débutent leur relation, qu’elles apprennent à se connaitre, elles ont besoin de temps pour trouver un équilibre, être en phase, en harmonie. Ils seront dans la saison de « l’enfance de couple ». Ce nouveau couple est donc plus fragile qu’un autre de 10 ans de vie commune.

  • La saison de l’adolescence, la jeunesse ou le temps de la préparation (le Printemps)

Ahhh la jeunesse c’est la force, la fougue, l’ardeur, le temps des rêves et du « tout possible » dans l’esprit de celui qui rêve. Parce que cette période est associée à l’apprentissage, la connaissance du Monde (de l’autre) et la construction de son caractère, la planification de son avenir (devenir), le temps des choix, c’est aussi une période importante. Elle nécessite de la persévérance et de se consacrer à (quelque chose, un projet, un désir). L’adolescent tâtonne certes toujours un peu, mais il a plus d’assurance, car il apprend à se connaitre. Il investit son énergie et son temps pour l’avenir et met ses espoirs en des lendemains qu’il prévoit, façonne tout seul. C’est dans cette période que souffle le vent de folie, l’insouciance. Sans responsabilité, la vie est belle et si frustrante à la fois, car il y a encore des limites, des impossibilités en raison du jeune âge, et de son manque d’expérience.

La peur est parfois présente, elle stimule notre MOI INTERIEUR, surtout quand il faut prendre des décisions, faire des choix importants qui impacteront notre vie future.

Et tout ceci est tellement excitant, et déjà l’adolescent se projette à Demain…..mais patience, il faut attendre encore un peu…

  • La saison de la maturation, de la croissance ou le temps de la récolte (l’été) 

Après la période difficile du tâtonnement, des hésitations, suit celle de la récolte. Enfin on voit les résultats des sacrifices effectuées lors des années précédentes. On peut enfin apprécier les efforts fournis grâce à ses bons choix, et investissements. Avec le temps a on apprit à bien se connaitre, à se positionner face aux autres. Les valeurs enracinées, les choses prennent formes, le tableau est presque fini, et déjà on peut voir avec du recul que le tout est harmonieux, plaisant. Lorsque c’est valorisant, lorsque la croissance est là, alors qu’on est bien installé, ancré dans nos actions, on ne fait pas que « savourer les fruits » de nos récoltes, on envisage aussi des provisions pour les jours mauvais, pour la période ou la vigueur sera amoindrie. Oui il y a encore des efforts à faire, il faut sécuriser l’avenir (pour soi et ceux dont on est responsable), en investissant, en réfléchissant, en faisant d’autres choix mieux réfléchis.

C’est le temps de « chercher et de trouver » en utilisant toutes nos ressources, mêmes celles cachées car on a une meilleure connaissance de soi. On n’est plus dans l’attente, dans la seule consommation, mais dans la production afin de transmettre quelque chose, un peu de nous à nos semblables.

  • La saison du repos, de la sagesse ou le temps du sommeil (l’hiver)

Et puis le temps passe vite, voici la nuit vient déjà avec son lot de questionnements, d’inquiétude, pour certains, ou pour d’autres des souvenirs sur les bons moments passés et le vécu d’hier.

Avec le froid et le vent, vient la période de la torpeur ou tout va lentement. On a perdu de sa souplesse et déjà le dos se courbe. C’est la période où l’on se remémore les expériences passées, les joies et les réussites. C’est le temps ou les témoignages de vie, sont des gages de transmission, de partage, et de connaissance approuvée pour les plus jeunes. On prend plaisir à partager l’héritage de nos sens, de notre vie, nos acquis tandis que notre vision de la vie est modifiée, déplacée, plus pertinente mais surtout pas brouillée ! Le temps a joué en notre faveur, les provisions sont suffisantes, jusqu’à la prochaine récolte.

C’est le temps du « frapper, et on ouvre », car la fougue d’antan à laisser place à la sérénité…. On est présent, conscient, capable,  et pourtant on ne refuse pas l’aide bienveillante. On lâche-prise, finit les batailles inutiles énergivores….surtout se focaliser sur l’essentiel, ce qui vaut la peine. On avance tranquillement, se ménage pour aller le plus loin possible, dans les meilleures conditions. Et les autres s’empressent autour de nous, pour nous accompagner, nous soulager, nous écouter et pour prendre aussi le meilleur de nous… c’est une grande joie du devoir accomplie…et aussi une petite tristesse car la séparation sera pour bientôt.

Certains seront heureux de partir à la retraite, de céder la place à autrui pour un repos bien mérité. D’autres acceptent par exemple de lâcher leur entreprise pour la céder à un autre, car ils sont arrivés au bout de leur réalisations. Pour les parents, ça sera le temps de pouvoir enfin vivre une relation d’adulte avec leurs enfants devenus autonomes et de profiter du statut de grands-parents, soit d’être peu soucieux de la charge d’une éducation autrefois qui était soutenue et responsable.

Optimiser, apprendre à maximiser son temps

Oui le temps passe, à notre avantage ou non. Personne ne peut vivre en dehors du temps, il nous soumet tous. Certaines périodes de notre vie peuvent être cycliques (un nouvel emploi, des actions qui reviennent à chaque fois, un nouveau départ dans un pays étranger, l’amélioration d’un projet, la chance d’une naissance inattendue, un changement de vie) et cela nous laisse la chance de pouvoir réécrire notre histoire et refaire les choses « mieux » ou autrement. Et puis certaines périodes n’ont pas de clause de rétroactivité ; il ne sera pas possible de revenir en arrière, pour « réparer » nos erreurs, donner de sa personne avec joie, être présent à un évènement, pardonner à un être cher, dire à un autre qu’on l’aime,  car se sont des occasions qui ne se représenteront jamais à nous.

Le temps est juste, il piétine, marche, court, comme il veut et selon nos priorités, aussi apprenons à identifier notre saison, pour la maximiser au mieux et demain faire disparaitre les regrets.

La Palabra D'Ana- blog-Nax

 

Parents semez de bonnes graines dans la Vie de vos Enfants

Parents semez de bonnes graines dans la Vie de vos Enfants

Aimez-vous vous promener dans ces parcs jonchés de belles fleurs, de beaux parterres dont les plantes, arbres sont parfaitement disposés, ou l’espace est mis en valeur  par les ombrages, les rayons du soleil? Moi, en tout cas, j’adore me détendre dans les parcs et jardins…. Mais pouvez-vous imaginer le temps passé, l’énergie dépensée, les essais ratés  par les jardiniers pour aboutir à ce résultat si magnifique à vos yeux? Et bien c’est la même chose avec vos enfants…..imaginez que vous êtes le jardinier et que cette terre vierge, nature, nue, à entretenir est la vie de votre enfant. Oui vous l’avez compris il y a du travail à fournir….

by Nax- Lapalabrad’Ana.com
  • Semer de Bonnes graines dans l’esprit de vos enfants

C’est en jardinant que je me suis posée la question du rôle prédominant du jardinier dans la confection d’un jardin harmonieux, agréable à parcourir, et même parfois surprenant.

Quand le jardinier veut que son espace soit composé d’un tel arbre, d’une certaine fleur, d’un fruitier précis, il n’attend pas que ceux-ci poussent tout seul dans le jardin…. Si c’est le cas ce n’est pas un jardinier mais plutôt un « Jardinier Fou »…. car le vrai jardinier lui va aller chercher la graine de (..), le plant de (…), la bouture de (…) chez le pépiniériste, le fleuriste pour l’implanter dans son jardin. C’est ainsi qu’il obtiendra le résultat espéré après quelques temps.

C’est la même chose avec vos enfants, vous devez apprendre à « semer de bonnes graines » dans la vie de vos enfants.

  • Entretenir : arroser régulièrement l’esprit de vos enfants

Alors quelles sont les bonnes graines ? Les bonnes graines sont des paroles positives -(seront l’objet d’un article)- d’encouragements pour vos enfants (ex : tu as fait un beau match de foot, je suis fière de toi). On ne gratifie jamais assez nos enfants (et même les adultes d’ailleurs) sur les qualités, le potentiel,  et pourtant cela redonne confiance à la personne et elle se sent utile et valorisée.

D’autres bonnes graines peuvent être des sourires, remerciements, des gratifications de temps en temps (cadeaux) pour féliciter et encourager un enfant. Mon 2ème fils est très sensible au langage des cadeaux… je ne vous raconte pas le budget  souvenirs et  cadeaux quand on part en voyage.

Etre présent à côté d’un enfant lors de ses activités, avoir de la bienveillance pour lui, être à son écoute (quand il ne va pas bien, veut nous partager ses expériences de la journée d’école). Et il y a aussi les fameux câlins ; une grande embrassade, un bisou leur prouvent que vous avez encore garder ce lien et ce contact que les parents ont avec un bébé, quand il leur font toujours des bisous, des papouilles, des chatouilles, et j’en passe). Mon dernier fils est surnommé « Mr Calin », il n’y a pas un coucher du soir sans qu’il réclame sa séance de câlins qui peut durer 15 à 20 mn. Parfois c’est un peu fatiguant je l’avoue, mais je me suis rendue compte quand il a eu sa dose de câlin du soir, la séparation nocturne se fait plus en douceur, et il s’endort plus vite. Et saviez-vous qu’un gros câlin désarme et calme plus facilement  un enfant qui pique une grosse colère ou a un gros chagrin ? si si essayez et vous verrez ?

Mais attention car « les herbes folles » arrivent sur votre terrain et ceci sans votre autorisation.

  • La mauvaise herbe envahissante quand elle n’est pas retirée

Avez-vous remarqué que les mauvaises herbes poussent plus vite que la bonne semence ? Oui c’est exact et c’est énervant pour tout jardinier, car s’il veut un espace soigné, propre, qui laisse toute la place nécessaire à son jeune plant de grandir, il doit régulièrement enlever la mauvaise herbe. En fait mon collègue m’a précisée qu’il n’existe pas de mauvaise herbes, mais que c’est plutôt une herbe qui n’est pas à sa place….moi je les appelle « les herbes folles » car elles sont indisciplinées, poussent là ou on ne les attend pas, ont une capacité d’adaptation impensable à tous les sols et surtout elle se multiplie très très rapidement. Mais d’où viennent t-elles ?

L’herbe folle est disséminée par le vent, les oiseaux, les insectes, et même nos petits animaux domestiques (chat, chiens, est autres, accrochés dans leur beau pelage gambadant dans la nature). Du coup on ne peut les contrôlées.

Pareillement pour vos enfants les mauvaises herbes menacent la vie, le jardin de vos enfants. Ainsi les idées négatives et destructrices qui viennent modifier la perception que vos enfants ont d’eux même sont des pissenlits. Les non-dits, le ressenti, les secrets suite à des évènements marquants dans leur vie peuvent être du lierre qui va grimper, grimper et étouffer leur confiance en eux. Regarder des scènes violentes à la télé, jouer à des jeux vidéo non adaptés à leur âge, des mauvaises fréquentations avec le temps peuvent devenir des chardons bien piquants. Il y a tant de mauvaises herbes qui existent dans la nature, et tout bon jardinier sait les reconnaitre dans son potager par exemple et ne les prend pas pour un plant de tomate, sinon il n’aura jamais de tomates (lol) !

De même les parasites, comme les vers (la violence verbale), des maladies agricoles (le harcèlement à l’école), des insectes nuisibles (pucerons, limaces, cochenilles, larves, ect… à travers le décrochage scolaire, la paresse, la peur, … ) sont aussi d’éventuels menaces pour vos plantes, votre jardin, vos enfants.

La Société, le Monde, les réseaux sociaux, la télévision, les autres peuvent venir déposer leur mauvaises graines dans la vie de vos enfants… et une fois présentes, elles pullulent vite, sont résistantes, parfois persistantes et envahissantes, alors soyez constamment attentifs.

  • Patience, temps, vigilance, persévérance, qualités d’un bon Parent-jardinier

Oui un bon jardinier sait qu’avant d’avoir des fruits (tomates ou des fleurs), il faut plusieurs éléments réunis. Il faut une bonne terre, du soleil, de l’eau, et beaucoup de patience, un temps (certain pour chaque espèce de plante), de la persévérance (arroser et désherber régulièrement par exemple), de la vigilance (pour évaluer ce dont le plant a besoin : moins d’eau, de terre, de l’engrais, un tuteur, un traitement anti-nuisibles).

De même avec vos enfants il vous faut ces différents qualités, pour vous assurer que votre enfant prendra un bon chemin, écarter toutes les sources de danger, les protéger, être à l’écoute,  satisfaire leurs besoins, s’adapter à eux afin de les combler de bonnes semences. Le tout bien-sûr dans un dosage équilibré d’amour, justesse dans l’éducation, compréhension, lâcher-prise et sagesse.

  • Soyez un bon jardinier

Alors vous avez tous les éléments pour faire de votre jardin (pardon votre enfant) une belle plante qui produira des bons fruits, au moment opportun, à la bonne saison…. Ainsi vous pourrez jouir de votre semence et vous reposez par la suite, heureux d’avoir effectué ce que vous aviez à faire.