Dîtes à vos détracteurs et pourfendeurs

Dîtes à vos détracteurs et pourfendeurs

 

Etes-vous souvent critiqué, même quand vous faites quelque chose de bien ? Etes-vous souvent blâmé même quand vous êtes de bonne foi ? Si comme moi, vous êtes de ce lot-là, alors ce qui suit va vous intéresser (ou va aider une autre personne). J’ai une bonne nouvelle pour vous. Aujourd’hui vous saurez comment ne plus être atteint par ces dires et paroles négatives.  Gardez bien  en mémoire ce que vous allez lire dans cet article (ou revenez le lire, c’est encore mieux) ! Connaissez-vous votre valeur ? Oui. Si non, sachez alors que  vous êtes précieux, précieux comme l’or, comme l’or le plus fin  – les autres le savent et l’ont vu (et peut-être pas vous).

Il est certaines personnes qui sont souvent (pour ne pas dire) toujours sujettes aux critiques, à l’accusation  et aux blâmes. Les acteurs de ces paroles s’appellent des détracteurs, des pourfendeurs, des blâmeurs. En effet quelques soient ce que vous ferez de positifs ou de bénéfiques pour les autres, certains trouveront encore quelque chose à reprocher, à critiquer !

Je vais vous expliquer en détail dans cet article, comment utiliser vos détracteurs pour vous élever. En effet si vous ne savez pas transformer cette énergie négative en une force positive pour vous-même, vous allez inconsciemment vous déprécier comme une peau de chagrin et n’arriverez pas à vous épanouir (à vous réaliser). Se valoriser permet aux autres de nous accepter. Je vous démontre donc ici comment réussir à utiliser cette énergie négative pour se fortifier, se reconstruire, s’améliorer qui vous fera rebondir pour mieux avancer dans votre vie (et créer aussi des relations saines autour de vous).

Dites à vos détracteurs- la Palabra d ana by Fabrizio flickr

 

  1. Que voit le critiqueur en moi ?

Sais-tu pourquoi tu es tant critiqué ? Il y a quelque chose en toi qui te démarque des autres. Ce quelque chose en toi attire et pousse les autres à t’observer et à te regarder de plus près, puis ensuite à te critiquer négativement.

Quelque soit ce que cela puisse être, cette chose, ce truc, dé-ran-ge quelqu’un. Cette chose titille l’autre. Cette chose l’interroge sur ce qu’il est réellement, lui, puis il se compare à toi.

Parfois celui qui critique (de manière peu constructive), n’est en fait peu (pas) conscient que son être intérieur apprécie ce qu’il y a en toi et qu’il aimerait sûrement te ressembler. Oui, il le fait parce qu’il est tiraillé entre les désirs de son EGO (son MOI) et sa capacité à reconnaitre le BON chez TOI (l’autre).

 

  1.  6 qualités perceptibles par tes détracteurs

Certaines personnes qui ont peu d’occupations enrichissantes, ni élévatrices dans leur vie auront tendance à toujours critiquer de façon peu constructive. De ce fait une critique peu constructive est une critique qui ne te fait pas évoluer, ni grandir mais qui a pour effet  de te détruire, t’humilier.  Elle va pointer les actions et qualités, les talents, parfois même les bienfaits  des autres et les présenter comme quelque chose d’inutiles et mauvais.  En réalité cette personne a vu certaines choses en toi. Voici quelques exemples d’éléments que ce dernier a pu percevoir en toi (dont tu n’as peut-être pas conscience toi-même) :

  1. Il a vu ton potentiel (caché, parfois même inconnu à tes yeux) mais lui, il a eu la révélation de ce que tu peux faire/ ou peux devenir un jour.
  2. Il a vu ta joie de vivre (elle est contagieuse) et ce dernier ne connait sans doute pas les bienfaits de cette émotion.
  3. Il a vu ton leadership (tu sais encourager, fédérer, rassembler, unir les gens : il aimerait avoir cette qualité, mais il ne sait pas qu’au fond c’est un vrai DON de Soi aux autres). Si tu n’aimes pas l’autre, tu ne peux pas attirer les autres à toi.
  4. Il a vu ta sagesse/ton savoir-faire (tu es quelqu’un de posé et observateur). Tu réfléchis avant d’agir et tu n’es pas confus, ni brouillon dans tes actes et décisions) Il a du mal à agir ainsi mais il ne veut pas non plus faire preuve de discipline et d’humilité dans sa vie pour obtenir ce résultat.
  5. Il a vu ton talent dans un domaine (tu as une aisance pour faire certaines choses. Tu es doué(e) et tout cela à l’air facile vu de l’extérieur) il t’envie et dit qu’il sait en faire autant…. Mais il ne sait pas que tu as travaillé ce don (dans le secret peut-être) pour arriver jusque-là ; et que tu as fait des sacrifices dans ta vie. Est-il prêt à vivre ce que tu as vécu et à payer le prix ?
  6. Il a vu ton savoir-être, savoir-faire (tu sais t’adresser aux autres en étant vrai, sans les blesser. Tu sais écouter ceux qui ont besoin d’attention. Tu sais garder la bonne distance pour donner toute la liberté à l’autre). Il trouve que « tu portes le chapeau près du bonnet ». Il trouve que tu es plein de manières. Mais il ne sait pas que tu as dû refermer tes blessures et apprendre à pardonner pour pouvoir avancer avec fierté dans ta vie. Pourrait-t-il supporter autant que tu l’as fait ?

Bien-sûr cette liste n’est pas exhaustive et ne donne qu’un aperçu de tes qualités. Maintenant que tu sais ce que tu AS, ce que tu possèdes comme valeur, je te montre comment te relever et rebondir vers le meilleur. Mais comment faire ?

 

  1. Après les critiques, aujourd’hui comment rebondir ?

Ca y est tu as repris confiance en toi. Tu sais ce que tu vaux, mais tu ne sais pas par quoi commencer. Que faire ? Tout d’abord il te faut prendre certaines décisions et t’en tenir aux objectifs que tu te seras fixé. Cela commence par avoir une meilleure perception de soit aujourd’hui et affirmer que:

  1. Fini de jouer les «Marie-Madeleine » pleureuse, bonjour Miss Britney Spears  (non je ne suis pas fan de Brit-Brit !) j’ai trouvé ce qui te déplaisait en moi. Et ce qui m’exalte, c’est qu’au fond c’est quelque chose que tu m’envies.
  2. Fini de se plaindre sur son sort : « Personne ne m’aime ». Il vaut mieux être seul que mal accompagné ! Crois-moi tu vivras plus longtemps. Sépare toi des personnes toxiques pour toi.
  3. Fini d’attendre qu’on reconnaissance mon/mes talents. Je les offres aux personnes dignes de moi-même, à celles qui me ressemblent (qui sont valeureuses)…et pour les autres « I have no time to loose » ! (voir les photographies)
  4. Fini d’écouter les calomniateurs. Dorénavant mes oreilles sont fermées à leurs paroles. Je vomis leurs paroles et elles n’ont plus aucun effet sur moi. De toutes les façons, ils n’auront pas assez de salive pour débattre de mon cas.
  5. Fini d’attendre de recevoir l’Amour d’autrui. « Je suis égocentrique et je le vaux bien ! » What, else ! Comment puis-je accepter l’autre dans sa différence, si je ne m’aime pas d’abord en premier? (lire l’article). De toutes les façons il y a au moins une personne qui m’apprécie : MOI !
  6. Fini d’envier l’autre. Je suis humaine comme lui/elle. « Il/elle va à la toilette » …. Comme disait mon derniers fils quand il sentait une mauvaise odeur près de nous (rires) Θ! D’ailleurs j’ai aussi des qualités, des talents, des capacités à faire valoir…et j’y arriverai avec ou sans ton aide.

 4. Maintenant, ACTIONS, J’Y VAIS 

faire face à ses détracteurs by Carsten Flickr

Maintenant que tu as repris confiance en toi et que tu es gonflé à bloc, il te faut AGIR. Tout ceci (cette mutation) se joue là-haut dans ma petite tête et dans mon esprit. Un esprit fort, domine le corps, maitrise mes émotions (négatives) pour me conduire là où je le veux.

Dès que vous faites ce chemin dans votre tête, alors vous ETES PRET. Mais prêt A QUOI ?

Ben vous êtes prêt à ETRE VOUS MÊME et que LE MONDE LE SACHE (même si vous rougissez un peu de gêne, ça passera.) Voilà vous êtes armé pour passer à l’action et vous avez le mental pour avancer et réussir.

C’est ce que j’ai fait pour me REVEILLER et sortir de cette torpeur. Les « djeuns » (lol), précisément la génération de mon fils aîné parle de « personne victimisée » (je l’accorde ce n’est pas français du tout, mais bon….). Vous aussi sortez de la victimisation. Mettez-vous en colère. Une colère saine  qui vous tire vers le haut et qui sort le meilleur de vous-même.

Moi j’ai décidé d’utiliser la technique du JUJITSU avec mes adversaires et non celle de la CAPOERA (cette pratique sportive brésilienne qui mime en dansant un combat). Je m’explique. Le jujuitsu est un sport d’art martial qui utilise la force et l’énergie de son adversaire pour mieux le combattre (sans trop se fatiguer). Astucieux comme technique de combat, n’est-ce pas ? – comparer à la capoeira où l’on est censé être en harmonie avec son adversaire !

Ne subissez plus les choses, mais RENVERSEZ la vapeur. Vous êtes largement capable, n’en doutez point.  Allez-y et montrez ce que vous avez dans les tripes. Attention je ne dis pas que vous allez réussir tout et tout le temps, mais en tout cas vous serez mieux équipé face aux mauvaises langues et vous serez plus fort et plus serein pour agir ensuite. Agir, c’est mettre en pratique ce qu’on est réellement et ça fait beaucoup de bien, parce qu’après on  se sent VIVANT et COMPLET!

Si tu es tant critiqué, c'est parce que tes détracteurs ont vu ta Valeur! alors lève toi! Cliquez pour tweeter

 

Toi aussi, Encourage quelqu’un à se réveiller et partage cet article.

Ou si tu as aimé cet article, assure-toi d’être bien inscrit à la newsletter (pour recevoir les prochaines publications) et je t’invite à le partager .

A bientôt pour d’autres articles motivateurs.

 

Remerciements à Carsten @ flickr- http://www.aperturized.com

à lire aussi par d’autres auteurs Comment faire face aux critiques malveillantes et comment réagir aux critiques ou encore penser changer, 8 façons efficaces de gérer les critiques

ou encore Gérer les critiques au travail

Reconnaissance professionnelle : puissance et retombées dans l’entreprise

Reconnaissance professionnelle : puissance et retombées dans l’entreprise

Je touche là un sujet qui semble éloigné des aspirations de ce blog. Et pourtant c'est un sujet pour lequel je me sens concernée, compte tenu de mes expériences révolues dans les Ressources-Humaines. Cet article s'est dessiné après observations, témoignages et ressentis (personnels et de plusieurs de mes collègues). Il est la conclusion d'une longue réflexion. D'ailleurs je l'ai nourri de l'analyse du modèle de gestion du facteur humain d'une de mes anciennes responsables; qui malgré ses faiblesses m'a prouvée qu'un management moins conflictuel et oppressant est possible et fonctionne. Et de cette rencontre j'en ai aussi tiré une grande amitié source d'encouragements et de riches conseils (Merci à toi C.D).

*****************************************************************

La société d’aujourd’hui et sa constante recherche de la performance, d’un profit rapide pour l’employeur, tend à négliger la part du salarié, de l’exécutant. Cet exécutant ou ces « petites-mains » sont souvent oubliées, évincées, parfois même méprisées. Et pourtant ce sont elles qui produisent réellement la richesse.

Dans beaucoup d’entreprise de services et de productions, la matière-première qui travaille, c’est bien l’Homme, en tant que 1er maillon d’une chaine de productivité. C’est l’homme, le salarié, l’employé, l’agent qui est le lien entre vos clients, patients (usagers) et la structure. Et c’est aussi l’Homme qui est la façade de l'entreprise  parce qu'il  est la 1ère image de celle-ci. « Qui veut aller loin, ménage sa monture » dit le proverbe!  Voilà pourquoi je vous invite à reconsidérer l’importance et la place de vos salariés, avec sincérité et bienveillance. Votre reconnaissance va  inévitablement avoir des effets bénéfiques sur tout l’environnement professionnel et sur la qualité de Vie de au Travail de chacun.

Il est dans l’intérêt de l’employeur, de l’entreprise et de la société de s’appliquer à essayer de satisfaire au mieux le  besoin de reconnaissance selon la responsabilité de chacun. Pourquoi cela ?

La reconnaissance professionnelle- photo Chantier Equipe Faidherbe by Philippe Neveux @ flickr

1. Pourquoi valoriser la « reconnaissance professionnelle » :

D'après la fameuse pyramide des besoins de Maslow, chaque être humain a des besoins (non pas des désirs) qu’il voudra satisfaire dans sa vie, à un moment ou à un autre. Ses besoins atteints, il sera dans une plénitude de bien-être dans son Moi intérieur, dans son corps et dans ses relations avec autrui.

Parmi ces besoins, on trouve le besoin de sécurité- physique ou moral (que l’employeur a obligation de respecter sur le lieu de travail). En général ce besoin est respecté et satisfait. Les autres besoins que l’employeur peut satisfaire, sont le besoin d’appartenance (à un groupe, avoir un statut, être écouté et compris) et le besoin d’estime (sentiment d’être utile et d’avoir de la valeur). En effet selon moi la reconnaissance professionnelle comprend ces 2 derniers besoins. Pourtant ces besoins restent les plus délicats et difficiles à combler professionnellement.

Ainsi, alors que le salarié met tout en œuvre pour être à l’honneur, pour bien exécuter ses tâches et qu'il possède une conscience professionnelle ; il n’est pas courant que l’employeur leur renvoie l’ascenseur. Malheureusement cela ne fait pas partie de la culture managériale française. Quel est donc l’intérêt de l’employeur à satisfaire ces besoins?

En effet lorsque ces besoins sont comblés, le salarié est « rassasié »- Comprenez ici qu’il n’y a plus de vide à satisfaire. Par conséquent il en ressortira un salarié plus apaisé, qui ne combattra plus (contre) certains idéaux. Il apprendra à apprécier ce qu’il a et s’il a besoin de plus, les demandes ne se feront plus dans un climat de colère, de suspicion et de contestation perpétuelle. Oui vous l’avez compris, c’est un échange gagnant-gagnant…. Parce qu' un salarié heureux, apaisé, épanoui dans son travail, est un salarié plus productif, qui fera «  plus » naturellement, et véhiculera une bonne image de sa boite. Détaillons un peu tout ça.

2. Conséquences positives et bienfaits de la reconnaissance professionnelle :

Voici les retombées positives de la pratique de la reconnaissance professionnelle:

  • Crée une atmosphère paisible, peu enclin aux conflits
  • Moins de revendications (sentiment de complétude)
  • Favorise la confiance en l’employeur
  • Facilite le dialogue social
  • Engendre une vraie conscience professionnelle
  • Donne une bonne image de l’entreprise- depuis l’intérieur
  • Conserver une motivation certaine et constante toute l’année
  • est un levier pour stimuler la productivité

3. Comment appliquer la reconnaissance professionnelle

Rappelez-vous qu’il est pertinent d’associer les actes aux faits matériels. Autrement vos belles paroles se transformeront en un vent passager qui n’a laissé aucune trace. Voici une liste non-exhaustive  de ce qui peut être possible de mettre en place dans votre entreprise :

  • Soyez sincère, vrai, et clair dans votre façon de présenter, proposer votre gratitude (pas de paroles rapides) dans les couloirs, entre 2 bureaux, vite fait au téléphone, car les salariés ont besoin d’actes et de gestes marquants
  • De façon officielle, formelle, en bonne et due forme, avec toute la révérence et le respect que vous ressentez réellement pour vos employés. De ce fait lors d’un pot par exemple, en prise de parole imprévue en réunion, ou par une lettre,  un courriel, …
  • Par des bonifications matérielles : cartes cadeaux, prime, avantages en nature, bon échangeable, toutes billetteries spectacles-cinéma, activités sportives familiales ou en couple, bon pour un diner pour 2 personnes, etc..…..
  • Par des actions fédératrices, communes créatrices de cohésion et d’esprit d’unité : journée sortie, activités sportives (accrobranches, kayak, bowling, etc.…)/1 à 2 fois par an. Pourquoi pas un brunch de plein air, repas d’entreprise qui permettront de mélanger les métiers, créer du lien entre différents services, antennes, filiales, groupe- et permettent aux uns et aux autres de connaitre ce qui se pratique ailleurs que chez eux.
  • Créer un programme d’employé/ d'équipe du mois (et/ou de l’année) : afin de stimuler la motivation de tous, de valoriser les plus méritants et de prouver que vous avez à cœur de récompenser ceux qui font "le petit plus" qui fait la différence. Cependant attention à ne pas soulever l’esprit de concurrence entre eux mais plutôt à susciter un esprit de compétition sain.
  • et le congé sabbatique, ou la ½ journée de repos, qui peut être un bon moyen de gratifier sans grand désordre organisationnel ou  conséquences financières directes sur votre budget

A savoir :

un accord gagnant-gagnant

La reconnaissance professionnelle assumée et pratiquée par l’employeur (avec des actions concrètes, fortes) participe directement à une meilleure Qualité de Vie au Travail. En utilisant "la reconnaissance" comme outil pour apaiser les conflits latents vous agissez sur le l’inconscient du salarié. Et vous permettez la création d'un vrai lien avec la structure (voire même de favoriser une certaine loyauté professionnelle acquise uniquement dans une relation de confiance).

N’oublions pas surtout qu’un salarié qui se sait utile, reconnu dans la qualité de ce qu’il produit, qui se sent bien (en confiance) sur son lieu de travail est un salarié PLUS PRODUCTIF, PLUS CREATIF, PLUS IMPLIQUE, qu’un salarié moins bien traité.

Gageons que ce management par la reconnaissance fera partie à l’avenir d’un nouveau management positif et bienveillant qui ne peut que produire des résultats bénéfiques sur la masse salariale et montrera toute sa puissance à favoriser une atmosphère apaisée entre l’encadrant et l’exécutif.

la Reconnaissance professionnelle n'est pas un aveu de faiblesse de l'employeur mais plus tôt un puissant outil de management à utiliser Cliquez pour tweeter

Attention : pensez bien à vous rapprocher de l’URSSAF afin de vérifier la classification de vos avantages, dons ou prestations, en biens imposables ou non.

 

Contribuer à changer les mentalités, partager, analyser, partager encore!

 

Et vous, quel est votre avis sur ce sujet ? Pensez-vous que cela est réalisable dans votre entreprise? Vous pouvez librement donner votre avis et partager vos expériences.

 

A lire aussi: Deviens ce que tu es, trouve ton appel !

la Mort et le Vide. blog LPBA

Que faire face à la Mort, au Deuil ?

J’aborde là un sujet profond, intime, délicat que la société évince car il touche chacun personnellement et est synonyme de souffrance. Toutes les cultures n’approchent pas la Mort, le Deuil de la même manière et pourtant il faut y faire face un jour ou l’autre.

On est souvent abasourdi, retourné quand quelqu’un nous apprend le décès d’une personne connue. Plus déstabilisant et interrogeant, on ne sait pas quoi dire, quoi faire, comment se comporter, pour soutenir et ne pas encore activer la peine et la douleur déjà présente.

Confrontée très tôt dans ma vie de jeune adulte à la disparition d’un être très proche, j’en ai fait une expérience qui m’a marquée mais qui m’a aussi construite ; aussi je reste toujours très émue lorsque j’apprends le décès de quelqu’un.

la Mort et le Vide. blog LPBA

  • Tous inégaux face à la Mort et au Deuil

Nous n’avons pas tous la même résistance, résilience face à l’annonce d’un décès. Les sud-américains sont plus armés pour appréhender la mort, en parler, l’accepter ; tandis que pour d’autres c’est un sujet pesant, à éviter et qui dérange. Chaque personne concernée, impliquée ne réagit pas de la même manière. Il y a ceux qui acceptent leurs émotions et le montrent, ceux qui accueillent leur émotions avec pudeur et ceux qui les refoulent complètement.

Certains vont se réfugier dans un silence gênant, lourd, un mutisme qui vous scotche. Lorsque d’autres seront dans la diversion du sujet, par un flot de paroles, un excès de tout ; ils fuient la réalité. Toutes ces formes de réactions sont l’expression de leur propre douleur.

Pour moi c’était le silence…aucune envie de dialoguer, de parler. Seul le monde du silence, le silence en Moi, envers les autres, le recentrage sur moi-même me soulagent. C’est comme « rentrer dans sa grotte », ou « se fermer comme une huître » : un système de défense contre la souffrance, pour mieux digérer ce flot d’émotions… et aussi pour ne pas polluer les autres avec ce que je vis (que je trouve tellement intime et personnel).

  • Avoir de l’empathie, aide à appréhender le deuil

Lorsque le décès, ou le deuil est récent, il est bon de témoigner de l’empathie à la personne affectée. Ceci doit se faire avec tact et à  bonne distance pour ne pas bousculer et choquer davantage l’autre.

by Rudy – www.pittoresque.smugmug.com

Avoir de l’empathie, c’est simplement essayer de se mettre à la place de l’autre dans sa situation, imaginer son ressenti, le respecter sans toutefois se sentir obliger de porter sa douleur. Déjà être en pleine conscience du moment présent pour être en adéquation avec l’autre est le début de l’empathie. Elle peut se manifester simplement par l’écoute attentive, bienveillante, proposer son aide (sans forcer et déranger par insistance). Rester juste à côté de la personne dans le silence, être à sa disposition selon son besoin, attendre d’être sollicité ou non, accueillir ses émotions avec bienveillance,  c’est aussi connaître de l’empathie. Dailleurs on ne peut pas mentir avec l’empathie…si vous en avez vraiment, celui qui est en face de vous, le saura… et si c’est trop dur pour vous, abstenez-vous et restez en retrait.

Témoigner sincèrement de l'empathie à une personne endeuillée, est déjà un grand soutient! Cliquez pour tweeter

 

  • La disparition, la mort expliquée aux enfants

Face aux enfants, intelligents et très sensibles (à la démonstration des émotions des adultes), il est nécessaire d’adapter nos explications à leur niveau d’entendement. Avec des mots simples, des histoires imagées, dites-leur la vérité, soyez sincère avec eux. C’est la meilleure façon de les protéger et de leur faire comprendre la beauté et la valeur de la Vie. Surtout ne pas « inventer une histoire mensongère » pour masquer la réalité. Une fois la vérité découverte par l’enfant, celui-ci sera confronté à trois problèmes au lieu d’un seul au départ. Tout d’abord votre trahison, puis le mensonge, et l’impression d’avoir doublement perdu cette personne !

Laisser les exprimer leurs émotions à leur manière, toujours avec compréhension (dessin, colère, refus, rejet, cris, tristesse passagère…) du moment que cela reste passager.

Ne soyez pas non plus choqué du raccourci de leur raisonnement, ils sont plus clairvoyants, et ont beaucoup plus de ressources qu’on ne le pense. Un jour un de mes fils m’a dit qu’il n’aimait pas (s’attacher) aux personnes âgées, parce qu’elles sont vieilles et meurent ensuite. Hummm j’ai pensé : c’est une analyse rapide, vrai, ajustée à sa vision de la vie…ça lui appartient.

De même restez attentifs et vigilants à la réaction des enfants dans les jours suivants l’annonce du décès. L’exemple de cauchemars, agressivité, insomnies, énurésie, régression comportementales (etc.…) indiquent qu’ils ont été choqués et plus affectés qu’il ne parait. En parler à nouveau avec eux, ou consulter un spécialiste pour enfant pour vous soutenir.

Il n’y a pas de honte à montrer nos faiblesses, nos limites, nos émotions à nos enfants (sans tomber dans le mélodrame). Ils  comprendront très bien que nous ne sommes pas infaillibles et sommes enfin de compte comme eux.

 

  • Le facteur « temps » pour dissiper le deuil

Ensuite il faut laisser le temps suivre son cours pour panser, cicatriser les égratignures de la vie. C’est un processus plus ou moins long selon le vécu, l’histoire personnelle, le caractère de chacun et sa résilience.

Attention à ne pas tomber dans le piège du mélodrame. Entendez par là, le fait d’entretenir et nourrir une atmosphère négative qui vous maintient dans un état de pesanteur régulier, de lourdeur psychique. Par exemple écouter des chansons noires, refuser de s’alimenter par tristesse, rester attacher émotionnellement à des objets du défunt, se lamenter et se plaindre sur son sort, mettre en valeur le manque et l’absence de la personne, etc.…. Tout ceci ne vous fera pas sortir du deuil, bien au contraire.

Un esprit abattu affaiblit votre âme, alors qu'un esprit fort, dynamise votre corps. Cliquez pour tweeter

 

Si le temps est un facteur essentiel pour « sortir » du deuil, cependant cette étape ne doit pas devenir une situation permanente. C’est-à-dire que le « temps des lamentations », du « devoir de mémoire », de la torpeur (sommeil) psychologique, ne doit pas durer, perdurer, sinon le risque est de tomber dans un cycle dépressif.

 

  • Quand le temps n’apaise plus la douleur

Pour les personnes  muettes, enfermées dans un mutisme, il est important après un certain temps de les aider à parler, à mettre des MOTS sur leur MAUX, verbaliser les douleurs, leur limites, leurs émotions (sans jugement).

Quand une personne s’enlise toujours dans les souvenirs d’un défunt, perdure dans l’expression du manque, et se plaint souvent de cette absence, reste mélancolique, il est temps de se poser des questions. Idem pour celles qui se sont renfermées sur elles-mêmes, très distantes de la Vie en générale, dans un silence anormale depuis un décès. Ce sont des signes qui doivent vous alerter. Ils sont les signaux d’un appel à l’aide et d’une détresse profonde.

En effet certaines émotions négatives non-évacuées auront  certainement des conséquences sur leur santé physique, psychique, morale…ceci comme moyen de compensation, de décompression naturelle. Beaucoup de personnes ayant mal « digéré » une disparition se sont retrouvées quelques années plus tard avec des maladies somatiques.

 

  • Où trouver de l’aide ?

Faire intervenir un tiers neutre (professionnel, psychologue, médiateur, magnétiseur, quelqu’un qui a un mandat spirituel, ou autres) devient alors indispensable à la situation…car l’autre sera certainement dans le déni de son mal-être et le rejet de l’aide apportée par ses proches. Surtout faites preuve de tact, de douceur, d’ingéniosité, de discrétion pour l’amener vers un professionnel.

Et sachez-le à l’avance, vous aurez sûrement de la résistance, du rejet (peut être beaucoup), alors persévérez, insistez car demain, assurément elle vous remerciera!

 

Voilà grossièrement quelques éléments pour vous armer à réagir face à l’annonce d’un décès ou pour accompagner quelqu’un dans le temps du deuil. Il y a beaucoup de choses à dire et à développer et ce serait trop long. Si vous avez des questions, écrivez-moi, j’essaierai de vous partager mes expériences. Courage à vous et n’oubliez pas, témoigner sincèrement de l’empathie à la personne endeuillée, c’est déjà un très bon début.

 

Vous aimez l’article, partagez le et aidez d’autres personnes.

A lire aussi:  Les Saisons de la Vie (la vie est rythmée par des temps, appelés aussi des saisons)