C’est mon fils, ma bataille !

C’est mon fils, ma bataille !

Connaissez-vous l’histoire de cet enfant qui avait un oiseau et l’aima tellement fort qu’il finit par l’étouffer (en le serrant un peu trop fort contre lui). C’est un peu triste pour cet oiseau…

Et dans la vraie vie, combien de parents disent « c’est mon fils, ma fille, il/elle est magnifique ! ». Ils mettent leurs enfants sur un piédestal et leur vouent un amour illimité, inconditionnel, un culte de la personnalité qui frôle la maladie.

D’autres évoquent leur enfant, comme leur propriété (MA-MON) avec l’idée de pouvoir en faire tout ce qu’ils veulent. Ou alors on ressent ce grain de possessivité, cette impression qu’en leur absence ces parents perdraient leur souffle de vie, ce qui alourdit l’enfant et l’empêche d’avancer normalement vers sa propre vie. Toutes ces démonstrations excessives d’amour envers les enfants sont néfastes pour eux. Alors comment faut-il aimer son enfant ?

 

Aimer son enfant est normal : Il est normal, juste et convenable d’aimer son enfant de le stimuler, de le tirer vers le haut par des paroles positives encourageantes. Il est bien de lui montrer ses qualités, ses forces, pour l’aider à prendre confiance en lui. Et il est aussi important de savoir justement doser cet apport d’amour.

Aimer son enfant, ce n’est pas l’étouffer : comme l’histoire de cet oiseau qui a fait les frais d’un amour surdimensionné de son maître par rapport à sa petite taille (le pauvre) et à ce qu’il pouvait recevoir, il nous faut faire attention.

Trop aimer son enfant peut l’étouffer. Il se sent envahit, oppressé, accaparé et en réponse il va finir par vous repousser, surtout quand il se rendra compte que vous êtes un frein à son bonheur, à son évolution, à son épanouissement naturel. Cette réaction sera une source de souffrances réciproques (pour vous et lui) et entrainera un déséquilibre dans ses futures relations avec l’autre. Et en même temps en vous repoussant il a aussi l’impression de vous être déloyal (loyauté familiale inconsciente) même s’il sait que cette étape est nécessaire pour lui : c’est un vrai dilemme ! Pas facile pour un futur adulte de se retrouver dans tout ça.

Un enfant peut se sentir étouffer si :

  • Vous lui demandez de lui donner plus d’affection qu’il n’en a à proposer
  • Vous voulez qu’il comble un manque que vous n’avez jamais traité (en effet il n’a pas à prendre la place d’une mère peu aimante, d’un père absent ou d’un conjoint peu compréhensif par exemple)
  • Il n’est pas votre confident, ni un ami intime (à qui on se confie sur des sujets délicats). Son intelligence et son esprit ne peuvent pas recevoir, traiter certaines informations sans l’affecter durablement et le désorienter. Ce n’est pas son rôle de partager vos problèmes.

Les conséquences de l’étouffement et la possessivité : ce sont

  • Des relations futures et amoureuses déséquilibrées, difficiles
  • Un manque de confiance handicapant
  • Une attente démesurée dans ses relations avec autrui
  • Le « syndrome de Tanguy » ou un futur adulte qui ne veut pas couper le cordon familial pour être autonome et responsable
  • Un adulte qui a du mal à trouver sa place dans la société
  • Une personne à la pointe de l’insatisfaction ou perpétuellement insatisfaite

Aimer son enfant, c’est éduquer et accompagner : il s’agit pour nous parents de prendre la bonne distance, le ton juste et adapté pour le laisser grandir, se réaliser et s’accepter dans sa différence. Comment ?

  • En lui faisant confiance, je lui donne sa place
  • En le laissant faire ses propres expériences, erreurs (sans le mettre en danger bien-sûr)
  • Tout en le sécurisant grâce aux limites, interdictions imposées (des barrières protectrices)
  • En le laissant prendre seul certaines décisions et assumer (responsable)
  • En l’aidant à développer son libre-arbitre, un esprit critique et d’analyse sur lui-même et son environnement (se poser les bonnes questions, lui donner des pistes de réflexions)
  • Lui enseigner à être, dire, vivre la Vérité (sur son environnement, la vie, les éventuels dangers, l’histoire de sa famille) pour qu’il affronte les expériences sous le meilleur angle et qu’il trouve en lui les ressources
  • Lui apprendre à ne pas juger (ni le juger), à ne pas se comparer négativement aux autres mais à être en compétition contre Lui-même (se challenger)
  • Enfin à entretenir une attitude de gratitude envers la Vie (ses parents, sa famille, ses amis, ses rencontres ponctuelles) pour s’ouvrir et apprécier ce qu’il possède déjà

Aimer son enfant, ce n’est pas satisfaire à tous ses désirs : sachons bien différencier les désirs et les besoins. Le désir est une envie qui apporte quelque chose en plus de ce que j’ai déjà ; il n’est pas nécessaire, obligatoire et vital. Tandis que le besoin est là pour combler un manque qui est nécessaire, important pour son bien-être.
Cet aspect est important car parfois certains parents satisfont avec opulence ses désirs et masque ainsi leur rôle primordial pour l’enfant. En satisfaisant ses désirs ils essaient de combler une insécurité affective, un manque d’éducation, une faible autorité par exemple.

Attention même si c’est un langage que l’enfant va apprécier au début, il se lassera un jour et il y a aura toujours un vide (en lui) qui ne sera jamais comblé par le matériel. Son être intérieur réclame autre chose de plus profond.

Aimer son enfant, ce n’est pas couver : ce n’est pas en empêchant notre enfant de vivre, en créant une atmosphère de peur, en étant sans cesse angoissé pour lui, que nous lui donnerons les clés de la réussite. A travers toutes ses expériences (réussites et difficultés) il va se construire, se connaître (faiblesses, forces) et se positionner face au Monde. Oui laissons-les un peu « vivre leur vie » d’enfant…comme a dit une fois une petite fille à sa maman, qui était constamment sur son dos.
Quand on accepte la responsabilité d’élever, éduquer un enfant au mieux, ce n’est pas pour le garder toujours à nos côtés, comme un animal de compagnie fidèle et totalement dépendant de nous. Je dis souvent aux parents qui sont « très très amoureux de leur enfant » (pour ne pas dire possessifs) que :

Elever, éduquer un enfant, c'est comme entretenir le jardin du voisin ! Cliquez pour tweeter c’est pas juste, et c’est la Vie!

Et si vous êtes un parent avisé, prévoyant et sage, peut-être saurez-vous inciter votre voisin à partager une partie de ces bons fruits avec vous. En tout cas, moi c’est ce que j’envisage avec mes enfants pour l’avenir.

Qu’est-ce que cet article vous inspire ? Partagez-nous vos idées ?
Vous avez aimé, alors partagez ! Vous pensez à certains parents, grand-parents, amis, futurs parents, cela pourrait aussi les enrichir, donc à partager.

                                                                                                                                                     Nax

Papa, Maman, aimez-moi tel que je suis!

Papa, Maman, aimez-moi tel que je suis!

Mon fils, ma fille a cette façon de se tenir, de mâchouiller son chewing-gum, de bouder, de se tortiller qui m’agace et que je voudrais corriger coûte que coûte. Mais pourquoi vouloir gommer ce qui différencie et définit votre enfant, comme étant cet être singulier, à part entière et inimitable ?

Oui, aujourd’hui étudions ces petits défauts, ces « manis », ces imperfections qui caractérisent nos enfants et que nous voulons voir disparaitre parce qu’ils ne correspondent pas à l’image bienséante que nous voulons montrer aux autres.

 

 

Critiquer sans cesse ses enfants, les gronder souvent, ne jamais être satisfait d’eux, toujours trouver à redire sur les actions, prouvent que vousn’acceptez pas vos enfants tels qu’ils sont. Même si cela n’est pas fait sciemment, il est important de faire attention et de mesurer le flot deparoles, de messages inconscients et non-verbaux, de silences pesants que nous relâchons quotidiennement sur nos enfants. En effet cela peutavoir de graves conséquences par la suite sur la construction de leur personnalité, sur leur identité et l’image qu’ils ont d’eux – même.

Oh la la la je ne suis pas entrain de dire que vous êtes un mauvais parent…. Non.. non… je dis juste qu’il est important d’examiner avec attentionces actions à répétitions, d’apparences anodines qui  peuvent avoir une influence non négligeable dans la construction de l’identité de nos enfants.

 

 

Comment savoir que vous n’acceptez pas votre enfant tel qu’il est ? (voici une liste non exhaustive d’exemple d’attitudes)

  • Vous lui faites toujours les mêmes remarques
  • Vous ciblez, détaillez et verbalisez ses défauts, ses erreurs
  • Vous n’êtes pas tolérant avec lui souvent sur certains points, vous êtes intraitable (aucune excuse possible)
  • Vos paroles ont comme un parfum « d’accusation » et il ne peut pas se défendre
  • Ses explications n’ont aucun poids, et ne sont pas en entendues
  • Vous doutez souvent de sa parole et de sa sincérité : il ne dit pas la vérité selon vous
  • Vous trouvez matière à critiquer négativement chacune de ses réalisations, propositions, initiatives, actions (vous n’aimez rien et rejetez tout ce qui vient de lui)
  • Vous le grondez souvent et le reprenez dès que vous en avez l’occasion

Si vous agissez souvent ainsi avec votre enfant, vous allez le fragiliser dans sa construction personnelle et plus tard il devra faire un gros travail sur lui-même pour combler le manque qu’il a eu de ses parents. Le parent, son attitude, ses paroles sont comme le 1er miroir de l’enfant ; c’est-à-dire qu’il comprend ce qu’il est à travers ce que son père ou sa mère dit, transpire, comprend, émet, projette, imagine de lui.  Soit que l’enfant s’identifie en fonction de la qualité,  de la résonnance de la communication que le père ou la mère renvoie de sa relation avec l’enfant. Dans l’esprit de celui-ci tous ces retours, cet ensemble définit en conséquence ce que l’enfant est. Voilà pourquoi il est préférable d’être vigilant dans la teinte de la relation que nous avons avec lui.

 

En définitive ne pas accepter l’autre dans son altérité (sa différence et ce qui le caractérise), c’est chercher à le changer, à le modifier selon Ma Vision de lui, Ma perception, mon Désir et occulter sa propre personne. Cela revient à dire à l’autre:

  • Je n’aime pas le produit de ce que tu renvoies
  • Je ne te valorise pas
  • Je te rejette car tu ne corresponds pas à ce que j’attends
  • je te refuse dans ta différence donc je te manque de respect

Tout ceci va créer un sentiment d’insécurité, d’inconfort, de malaise venant de ceux (la cellule mère qui est la famille qui l’a engendré) qui sont censés le protéger et le sécuriser. Avec le temps l’enfant va connaitre une déstabilisation psychique et nourrir des émotions négatives. Peu à peu il va se renfermer (surtout en votre présence) et peut même développer un autre comportement (une autre personnalité) pour satisfaire momentanément à vos exigences, alors que cela ne lui correspond pas. Ainsi il ment aux autres et se ment à lui-même. Je te refuse dans ta différence donc je te manque de respect

Bien sur votre enfant n’est pas parfait et si vous décidez de vous focaliser sur ses qualités, ses points forts, ses capacités plutôt que sur ses défauts, ses fautes et erreurs, vous lui transmettez une image à résonnance positive et valeureuse de lui-même. L’accepter avec ses différences c’est lui dire chaque jour :

  • Je t’aime tel que tu es et je suis fier (e) de toi
  • Je reconnais que tu as des qualités, compétences et points forts (à développer)
  • J’ai confiance en toi
  • Je t’aide à t’aimer et à identifier ta valeur
  • Je confirme que tu as du prix à mes yeux
  • Je te montre que tu existes pour moi
  • Je n’ai aucune attente particulière envers toi, donc aucune déception éventuelle

 

Plutôt que de tenter de changer votre enfant à votre image, selon vos désirs (ce qu’il doit être), mettez votre énergie à rechercher, identifier, mettre en valeur ses qualités, compétences, idées et réussites.  Cherchez comment améliorer, affiner, développer ses dons, ses facilités, ses talents pour qu’il ait confiance en lui, pour qu’il se sente mieux, pour qu’il trouve sa place dans la société et qu’il vive en harmonie avec les autres.  Dès que vous le pouvez verbalisez ses réussites (par exemple en parler autour de vous), montrez lui de l’intérêt pour ce qu’il fait de bien et parions qu’avec le temps vous ne verrez plus ces défauts et imperfections, car il les corrigera lui-même (ou pas) ; en tout cas ça n’aura plus autant d’importance pour vous.

Moi aussi j’ai du travail avec mes enfants, mais en prenant déjà conscience de cela, vous êtes sur la bonne voie et vous ferrez plus attention à l’avenir.

Alors êtes-vous en accord avec moi ? Avez-vous quelque chose à rajouter à cet article? Laisser un commentaire et dites moi ce que vous pensez.

   La Palabra D'Ana- blog-Nax

 

Comment bien accompagner le changement?

Comment bien accompagner le changement?

Le changement déstabilise la personne concernée et les personnes environnantes.

accompagner le changement

Le changement engendre du stress (positif ou négatif), des réactions de peur, du repli sur soi, car nous allons vers « l’inconnu ». Un jour quelqu’un a dit que « celui qui n’évolue pas, ne grandit pas est voué à la mort ». Tout être normalement constitué est en constante évolution, changement….s’il s’arrête de changer, il est voué à la mort. En effet tout homme, naît, fait quatre pattes, marche, apprend à parler, grandit, évolue, prend de la maturité, puis vieillit…..c’est ainsi que chaque être humain est naturellement amené à évoluer.

Que ce changement soit voulu, imposé, naturel, forcé, c’est le lot de chacun, chaque chose (projet), de chaque être vivant. L’entrée en 6ème de mon fils, m’a poussée à me poser des questions, à savoir comment pourrais-je l’accompagner efficacement dans ce nouveau cycle.  Je crois que le processus est le même quelque soit le changement à venir, son degré d’importance dans nos vies, certaines étapes ne doivent pas être occultées, ignorées, ni bâclées ceci afin de bien vivre le changement.

Et pour que ce changement ne soit pas vécu négativement, pour qu’il ait des conséquences positives, qu’il soit accepté, il est nécessaire de le préparer au mieux, tant pour l’instigateur du changement, que pour celui qui le vit. 3 étapes principales sont à étudier dans le changement : l’avant, le cœur de l’action, l’après.

Parler, prévenir pour anticiper le changement

Oui parler, toujours parler, communiquer, c’est le propre de l’homme. Ce langage fondé sur la parole et la communication non verbale est le principal moyen pour faire passer un message.

  • Parler, échanger : C’est par la parole, par les mots, que l’on peut dissiper un grand nombre de « maux ». Parler, c’est prévenir, anticiper, par des échanges, en apportant de l’information pour anticiper ce qui va arriver. Il est nécessaire d’expliquer sur quels points et comment le changement va intervenir (les nouveautés), afin de dédramatiser les troubles à venir, confronter les peurs, et désacraliser les perceptions que les acteurs se font dans leur esprit. Pendant les grandes vacances, l’entrée en 6ème de mon aîné était  « le » sujet favori de nos discussions à la maison. C’était aussi un moyen de nous préparer psychologiquement à ce changement proche.
  • Toucher, comprendre, activer ses 5 sens : Pour cela se rendre sur les lieux, aller voir, se rapprocher, comprendre où se situe le changement par une approche directe et concrète quand cela est possible, permet de dédramatiser. Nous avons participé à la journée portes-ouvertes du futur collège de mon fils. Il a pu se projeter dans ce lieu, ce qui a clairement réduit ses craintes et préjugés. Comme les enfants (les bébés qui découvrent le monde par leur bouche), c’est souvent par le contact direct que l’on perçoit mieux les choses… heureusement que le changement ne se consomme pas toujours oralement !
  • Identifier, présenter les personnes référentes  Cela signifie connaître les personnes responsables, les parties prenantes au changement afin de s’apprivoiser, s’habituer, apprendre à mettre un visage en rapport avec une activité, une action. Ce sont aussi les personnes référentes qui peuvent répondre aux questions en cas de problème ou autres.
  • Avoir et transmettre une vision de l’objectif à atteindre : Mettre des bornes claires en termes d’objectifs, de limites d’action, de possibilités et de choix stratégiques permet aux acteurs du changement de savoir dans quel but ce changement intervient et quel est son objectif final. Il permet aussi de rester concentrer ou « focus » sur le plus important quand le doute et les difficultés apparaissent.
  • Manifester sincèrement de l’enthousiasme: La bonne humeur, la joie sont souvent contagieux. Si vous croyez en ce changement et que vous l’extérioriser, il est fort probable que celui qui vous écoute va vous suivre (même s’il n’y croit peut-être pas). Le plus important est que vous soyez sincère avec vous-même et les autres et que vous ayez envie de le transmettre, de le partager. Un leader est positif, il fédère, il encourage et révèle le meilleur de ses partenaires. Attention tout de même à garder vos doutes, vos peurs, vos angoisses pour vous sinon ils viendront sournoisement saboter votre projet. Rappelez-vous aussi que la communication non verbale est celle qui (transpire) se voit et se ressent le plus, alors soyez vigilant et cohérant avec votre discours !!
  • Identifier et présenter les avantages de changement : Chacun est plus efficace et prêt à faire des concessions, sacrifices, efforts lorsqu’il sait ce qu’il va en tirer. En présenter les avantages et les intérêts que l’autre va retirer de ce changement, en vous efforçant de vous accorder à ses désirs vous le rendez acteur inconscient de votre projet…. en effet avec des intérêts communs vous tendez vers le fameux « partenariat gagnant-gagnant ». Il est alors plus facile et plus agréable de travailler avec quelqu’un qui porte le projet autant que vous-même, ainsi le plus gros du travail est déjà fait !

Au cœur du changement : être en alerte !

Voici après avoir bien préparé les esprits, les mentalités, recensé les craintes des uns et des autres, vous avez tout prévu pour que ce changement se fasse au mieux, aussi bien pour vous que pour les autres. Maintenant que vous y êtes, voici quelques actions, recommandations à faire pour tout canaliser et garder votre énergie pour les batailles importantes.

by francoise1.unblog.fr

Observer les réactions au changement : Une fois au cœur du cyclone, il vous faut observer les réactions autour de vous, et tenir compte des comportements changeants des uns et des autres, car tous ne réagissent pas de manière identique lors de changement. Certains seront stressés, agressifs, râleurs, ou d’autres renfermés, en retrait dans le doute, dans l’inactivité. L’observation active permet ainsi de s’adapter aux besoins conformément à la réalité de vos acteurs et peut-être d’y apporter une modification, une précision dans la trajectoire de votre projet. Par exemple dans le cas de mon fils, il s’agissait pour moi de repérer des réactions psychosomatiques face à son changement de cycle scolaire (repérer les signes de fatigue et de manque de sommeil, l’irritabilité, le découragement, les angoisses) afin d’y apporter une réponse, de le rassurer ou de le motiver.

  • Ouverture d’esprit, capacité d’écoute : Accompagner le changement c’est aussi avoir un esprit ouvert, voir large, grand, se mettre à la place de l’autre pour vraiment écouter (non pas seulement entendre d’une oreille) mais vraiment avoir de l’empathie pour essayer d’aider l’autre. On peut être compréhensif tout en étant ferme… si …si…. avec douceur, bienveillance et empathie ces 2 aspects sont possibles, et seront mieux vécus.
  • Accepter la critique avec humilité  : Le changement entraine toujours de la critique à un moment ou à un autre du projet. Quand on est l’instigateur du changement, il est plus constructif d’accepter la critique avec une certaine distance pour ne pas la prendre personnellement. L’erreur est humaine et personne n’est parfait. C’est en acceptant la critique constructive avec humilité qu’on arrive à la digérer.
  • Encourager, motiver Aussi  : Partagez votre enthousiasme, soyez communicatif, plein d’entrain, croyez en ce que vous faites ….si vous arrivez à convaincre une seule personne, imaginez que celle-ci fera de même à plusieurs, et ainsi de suite…..c’est l’effet boule de neige (ou bonne contagion) en votre faveur. Il faut que vous réussissiez à rendre les autres heureux de faire ce que vous suggérez….les méthodes musclées, coercitives ne sont jamais bien acceptées et elles laissent de l’amertume à ceux qui les subissent. C’est en encourageant quelqu’un, en se focalisant sur ce qu’il y a de meilleur en lui, en le valorisant que ce dernier pourra travailler plus facilement et avec envie sur ses lacunes. Oui encourager c’est aussi motiver la personne. Par des paroles positives, des compliments sincères, par quelques gratifications, nous avons le pouvoir de stimuler, susciter l’action chez l’autre.
  • Patience, bienveillance : Parfois le résultat n’est pas à la hauteur de nos attentes. Alors ne mettez pas de « mauvaise pression » sur la personne. Portez les chaussures de la bienveillance et les lunettes de l’empathie pour comprendre l’autre et identifie quels sont les points de blocages qui l’empêchent d’atteindre les objectifs…et essayer d’y répondre au mieux. N’hésitez pas à verbaliser votre clémence et lui laisser du temps pour bien s’adapter à ce changement. En effet lorsqu’on accepte de « se mettre à la place de l’autre » ou « d’essayer de comprendre pourquoi l’autre réagit ainsi », nous sommes plus enclins à la tolérance et à la patience. Et puis pour ma part j’ai plus envie de donner le meilleur de moi-même lorsque je suis face à une personne compréhensive (qui ne juge pas et n’accuse pas à la louche !), et qui me prouve sa bienveillance. N’est-ce pas !?

Et si l’envie vous vient (sauf urgence en terme de délai), de mettre un « coup de pression », rappelez-vous toujours que la pression peut donner des résultats dans l’immédiat mais il est fort probable que vous aurez un jour le retour du bâton !!! En effet trop de stress ambiant, entraine une mauvaise communication, qui se transforme en obstacle au changement. Le sujet devient inefficace, il fait de la résistance inconsciente et tout le monde perd son temps et son énergie.

L’Après changement ou l’ajustement

Ca y est le vent du changement est passé, et vous avez entendu, compris, remarqué certaines choses. Il vous reste encore des actions à poser afin de sceller tout votre travail. Il n’est pas encore temps de se reposer et d’apprécier tranquillement tout ce que vous avez fait. Voici les derniers ajustements à faire.

  • Revoir sa copie pour faire mieux : Une fois que le changement est acquis, il est bon de faire un petit bilan. Revoir par un « back up » comment on a mené ce changement pour revenir aux essentiels, combler les manques, se redéfinir, soit pour ajuster et enfin boucler le projet ; et soit pour prendre de l’avance sur le prochain projet! C’est en faisant face aux difficultés au fur et à mesure (sans les fuir), avec intelligence qu’on réussit à avancer. Chez nous il y a une expression populaire qui dit « quand ça va pourrir, tout le monde va sentir »…. ou une manière de dire qu’il est mieux d’affronter les choses avant qu’elles s’enveniment.
  • Récompenses, gratifications : Ca y est c’est fait, tout le monde a bien participé, a bien travaillé. Les résultats sont probants et vous êtes satisfait. Alors prouvez le à vos protégés en les gratifiant (bonus, bonnes paroles, compliments, cadeaux, récompenses, ect….) Pour ma part avec mon fils ainé, je pense à l’emmener choisir le jeu de DS sur lequel il fantasme, ou lui trouver un cadeau personnalisé qui lui rappellera ce temps très spécial pour lui. Il est donc préférable d’apprendre à reconnaitre ses erreurs, les « misunderstanding » ou quiproquos et malentendus, les traiter en essayant de les corriger (tant que cela vous est possible). N’oubliez pas qu’être humble vous grandira toujours plus que si vous avez « la grosse tête ». En effet les autres se feront une joie de vous casser dès qu’ils le pourront.
  • Tirer les leçons des critiques  : Je reconnais que personne n’aime les critiques négatives (moi la 1ere, c’est mon mari qui le dit) surtout lorsque l’on pensait être dans le Vrai. Cependant c’est grâce à elles que l’on arrive à Mieux faire, à être au Top pour la suite. Encore faut-il les accepter avec distance, professionnalisme et sagesse. Et pour cela apprenez à re-la-ti-vi-ser vos erreurs et loupés. Et oui c’est souvent dans l’adversité que l’on tire les meilleures leçons.

En conclusion le changement n’est jamais facile à aborder (imposé ou choisi) mais en général si on fait preuve d’empathie, de patience et de douceur il est mieux vécu. Et se remettre constamment en question, évaluer, s’autocritiquer, ouvrir positivement son esprit à autre chose (au changement) est le meilleur moyen pour atténuer ses effets négatifs, pour s’adapter à la nouveauté et pour tirer avantage de ce changement (bien évoluer).

Voilà….cet article est enfin terminé…. oui j’avoue il est un peu long, ceci pour couvrir toutes les étapes du changement.

Est-ce que cet article va vous aider à l’avenir ? Qu’en pensez-vous ? Laisser un commentaire (constructif) ? Si vous avez aimé, partager .  Merci à vous.

                                                                                                                                                            Naxwelle