Aie mes aïeux….avaient une vie secrète!

 

Il y a un adage qui dit, « on sait où on va, quand on sait d’où on vient ».  Et ce n’est pas faux , car nous portons en nous, une grande partie de l’histoire de nos ancêtres, qui inconsciemment détermine nos actions aujourd’hui, nos choix et donc  notre destinée.

Ce titre fait référence à ce best-seller, de la thérapeute Ancelin Schützenberger, « Aie mes aïeux », qui explique que nous portons en nous l’arbre de notre famille qui explique l’importance de la transgénéalogie (l’impact généalogique entre les générations). Cet arbre peut avoir une bonne et une mauvaise influence sur nous. Tant que nous acceptons le passé (sans fatalité) alors nous pouvons changer telle ou telle répétition familiale ou  mettre en lumière un évènement passé sous silence et enfermé dans une boite à secrets.

L’arbre, représentation de la généalogie
Je me suis posée la question du choix d’un arbre, comme image de la traçabilité de la généalogie d’une famille.

J’en ai conclu que l’arbre est un être statique qui est néanmoins vivant, rigide mais souple aux intempéries. Quand il est bien implanté il résiste au temps et continue de grandir, de croître, il est donc amené à une certaine longévité, comme toutes les familles (si la procréation continue la famille sera pérenne).

L’arbre est composé de 2 parties : visible et  invisible – que moi j’associe avec  le monde réel, et le monde imaginaire (ou spirituel). L’aspect visible serait composé des branches, des feuilles, des fruits soit, tout ce qui représente le présent, le vivant de cette généalogie ; à travers les enfants, les parents, la famille élargie. Et les fruits seraient toutes les actions que chaque branche a pues produire de son vivant. En effet quand une branche est sèche, morte, on l’élague et l’arbre reprend en force (dans ses racines et dans ses autres branches).

L’aspect invisible à 1ère vue de l’arbre, ce sont ses racines enfouies sous terre. Puis vient  la sève, cachée qui est l’essence, l’âme même de l’arbre, car il alimente la plante de la racine à l’extrémité de la feuille et du fruit. Dailleurs une plante ayant la sève toxique peut rendre tout l’arbre toxique. Si la sève est affectée, malade, tout l’arbre peut déclarer ce déséquilibre, et traduire à l’extrémité de celui-ci, des fruits moins savoureux, qui n’atteignent pas leur maturité ou  qui tombent avant le temps.

 

Les coïncidences, synchronicités et répétitions familiales : hasard ou non ?
Avez-vous déjà entendu que dans une famille, untel ancêtre avait vécu un événement marquant (positif, anodin ou non) et que quelques générations après un descendant avait vécu la même chose dans les mêmes circonstances ? Moi je l’ai entendu, cela est frappant et interroge surtout lorsqu’il s’agit d’évènements tragiques, morbides ; c’est alors que certains le requalifient en « malédiction ». (l’exemple de la famille Kennedy qui a perdu un grand nombre de ses descendants masculins jeunes et dans des accidents violents).

Ces événements sont des répétitions et des fausses coïncidences familiales. En fait les descendants rejouent la même scène, inconsciemment  (sans parfois avoir eu connaissance des actes de leurs aïeux) comme par loyauté familiale. Tout ce qui est caché, tout ce qui est tût et qui a eu une résonance grave sur les ascendants, dans leur mémoire, tous les conflits internes non-résolus et qui ont été lourds à porter dans cette dimension morale ou psychique réapparaît un jour dans une génération, comme pour essayer de « réparer », « régler », ou « restaurer » ce qui n’a pas été reconnu ou soulagé.

C’est ainsi qu’une petite fille, souffrira d’asthme, tous les ans à la même période parce que son grand-père est mort gazé dans un camp de concentration. Il a manqué d’air, et elle aussi par loyauté manque aussi d’oxygène.

De même le choix d’un conjoint, n’est pas anodin. Il répond soit à une continuité du modèle parental ou familial qu’on a vu, connu, entendu….ou alors il est un rejet, une forme de rébellion, une opposition à notre propre ressenti. C’est ainsi qu’un jeune garçon qui a souffert de l’absence de sa mère dans son enfance, aura tendance adulte à choisir une épouse dévouée à sa famille. Ou qu’une jeune fille qui a vu son père volage avec sa mère, va rechercher précisément dans ses relations  un homme sincère, fidèle qui lui accordera l’exclusivité de son amour.

On retrouve au-delà de l’explication de l’héritage génétique et médicale, des maladies héréditaires, qui se sont transmises de générations en générations depuis plusieurs années (diabète, hypertension, cystite, ulcère, ect…) Lorsque dans une même famille, différentes personnes contractent les mêmes problèmes, difficultés, maladies, blocages, il y a suspicion de liens intergénérationnels.  Ces répétitions prouvent que ce ne sont pas simplement des coïncidences et que la source est ancienne, profondément ancrée dans notre lignée. On évoque alors les termes de liens familiaux, liens de sang, mémoire collective, qu’il est nécessaire de débusquer, dénoncer pour rétablir l’état normal des choses et de la personne. Parfois tout ceci commence par une simple cachoterie, un mensonge, non-dit pour cause de culpabilité, ou de sentiment de honte.

 

Un « tout petit » secret devenu Fantôme
Un tout petit secret anodin, peut vite devenir une montagne dans l’esprit de celui qui ne connait pas la vérité. Le secret transpire sur celui qui le cache grâce à sa communication non verbale, à des allusions, des lapsus, des oublis et ce dernier le laisse transparaître malgré lui. Même s’il n’est pas important, ou grave par sa nature même, le fait qu’il soit « non-dit » et qu’il revêt une charge émotionnelle importante pour le sujet, le secret va marquer l’histoire familiale. Invisible il se promène dans la sève de l’arbre familiale (côté spirituel, psychique) et finit par rendre les vivants malades.

Comment ce secret devient un fantôme ? L’information cachée est latente, elle n’est pas connue, mais je ressens son existence, sa présence sans pouvoir clairement la définir, l’attraper ; c’est ainsi que ce secret devient un fantôme de famille.

Quand le non-dit transporte une charge émotionnelle affective très forte pour l’auteur, il arrive quand même à outrepasser la barrière du temps, du silence des personnes disparues, pour rejaillir sournoisement sous une forme déguisée dans la vie d’un autre. Comme le cas d’une femme abusée par son père et  non dévoilée à la famille, qui va avoir sa fille qui ne pourra pas avoir d’enfant par loyauté pour sa mère et aussi parce qu’inconsciemment cette fille ne veut pas prendre le risque de mettre en danger un enfant avec un père potentiellement abusif.  Le problème ayant été occulté, il va chercher à être réparé, voilà pourquoi il réapparaît. Attention l’ignorance et la méconnaissance d’un problème ne signifie pas  qu’il perd sa force, c’est  plutôt le contraire ! Comment faire alors ?

 

La thérapie transgénérationnelle : solution libératoire
La thérapie transgénérationnelle : mais qu’est-ce cette invention des temps modernes? Cette thérapie reconnue récemment (il y a déjà plus d’une vingtaine d’années) par les professionnels du psychisme consiste à interroger son histoire familiale passée, prendre connaissance des faits marquants (cachés ou non) dans notre arbre généalogique, qui pourraient résoudre, avoir un début de réponse face à nos blocages présents. En fait c’est la thérapie qui par la parole, la mise en scène, la théâtralisation des protagonistes du passé permet d’équilibrer aujourd’hui le passé et le présent et de libérer le présent, en posant des actions symboliques, mentalement libératoires.

Il existe plusieurs moyens pour mettre en lumière le passé : par la parole, l’hypnose, la mise en scène, la reconstitution matériels des faits, toujours en consultant une mémoire vive, persistante à travers des personnes, des photos, des lieux, des objets, des souvenirs.

Dans les sociétés modernes on parle de thérapie transgénérationnelle ou familiale, ou alors on va voir un psychologue, un thérapeute ; dans les sociétés primitives ou traditionnelles, certains se tourneront vers un devin, chamane. D’autres chercheront les lumières d‘un pasteur, un moine, un imam, un rabbin, etc.…. Le plus important est de se faire aider (si besoin) pour rétablir la vérité, car les liens familiaux sont toujours délicats, bouleversants quand il s’agit de les couper afin de s’en libérer.

Parce que nous portons en nous, dans nos cellules, un peu de nos aïeux et que cela a une incidence sur la façon dont nous menons notre vie présente, il est donc important de scruter avec intérêt nos origines, comprendre la vie de nos ascendants, savoir quels sont les héritages principaux de ma lignée et vers quoi est ce qu’ils me conduiront.

Heureusement il n’y a pas que des transmissions négatives. Pour exemple, mon grand-père a été un discret historien et écrivain, autodidacte à ses heures oubliées, et je crois que c’est tout naturellement qu’aujourd’hui j’aspire à l’écriture, à la lecture, alors qu’enfant je ne lisais jamais !

Aussi Regardons un peu en arrière pour avancer plus léger, pour être maître de notre vie, pour comprendre nos choix et savoir ce qui nous anime.
Prendre conscience de notre Arbre Familiale va nous permettre de Réellement conduire et prendre en main notre vie, être Maitre de nos décisions et ne pas nous laisser influencer par des aspects qui nous sont transmis malgré nous.

Si en lisant cet article, il vous est venu à l’esprit une situation familiale que vous trouvez curieuse, anormale et vous n’avez pas d’explication juste, alors notez là, et fouillez un peu dans votre généalogie. Surtout faites-vous accompagner et aider par quelqu’un de neutre, un professionnel, un initié sur ces sujets-là. Et j’espère que vous trouverez des réponses et surtout la Paix en vous.
Vous pensez à quelqu’un qui pourrait vivre ces choses-là, alors partagez cet article, vous l’aiderez sûrement…. Ou alors grâce à vous il aura appris quelque chose aujourd’hui !
Merci de votre fidélité.

 

Nax  

 

 

Pour aller plus loin : « J’ai mal à mes ancêtres »-livre documentaire de Patrice Van Ersel et Catherine Maillard- Editions Albin Michel
« La Bible et ses Fantômes » , Dumas Didier, éd. Desclée de Brouwer
« Cette famille qui vit en nous », Rialland Chantal éd. Marabout
« Secrets de Famille, mode d’emploi« , Tisseron Serge éd. Ramsay
« Les racines familiales de la « mal-a-dit », Gérard Athias, éd.
« A l’aide, il y a un secret dans le placard! » Claude Nachim, éd. Fleurus
« Transmissions de la vie psychique entre générations », René Kaës, Haydée Faimberg, M. Enriquez, éd. Dunod

 

 

Naxwelle

2 réflexions sur “ Aie mes aïeux….avaient une vie secrète! ”

  • 8 août 2018 à 2 h 51 min
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  • 22 février 2018 à 1 h 24 min
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