Reconnaissance professionnelle : puissance et retombées dans l’entreprise

Reconnaissance professionnelle : puissance et retombées dans l’entreprise

Je touche là un sujet qui semble éloigné des aspirations de ce blog. Et pourtant c'est un sujet pour lequel je me sens concernée, compte tenu de mes expériences révolues dans les Ressources-Humaines. Cet article s'est dessiné après observations, témoignages et ressentis (personnels et de plusieurs de mes collègues). Il est la conclusion d'une longue réflexion. D'ailleurs je l'ai nourri de l'analyse du modèle de gestion du facteur humain d'une de mes anciennes responsables; qui malgré ses faiblesses m'a prouvée qu'un management moins conflictuel et oppressant est possible et fonctionne. Et de cette rencontre j'en ai aussi tiré une grande amitié source d'encouragements et de riches conseils (Merci à toi C.D).

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La société d’aujourd’hui et sa constante recherche de la performance, d’un profit rapide pour l’employeur, tend à négliger la part du salarié, de l’exécutant. Cet exécutant ou ces « petites-mains » sont souvent oubliées, évincées, parfois même méprisées. Et pourtant ce sont elles qui produisent réellement la richesse.

Dans beaucoup d’entreprise de services et de productions, la matière-première qui travaille, c’est bien l’Homme, en tant que 1er maillon d’une chaine de productivité. C’est l’homme, le salarié, l’employé, l’agent qui est le lien entre vos clients, patients (usagers) et la structure. Et c’est aussi l’Homme qui est la façade de l'entreprise  parce qu'il  est la 1ère image de celle-ci. « Qui veut aller loin, ménage sa monture » dit le proverbe!  Voilà pourquoi je vous invite à reconsidérer l’importance et la place de vos salariés, avec sincérité et bienveillance. Votre reconnaissance va  inévitablement avoir des effets bénéfiques sur tout l’environnement professionnel et sur la qualité de Vie de au Travail de chacun.

Il est dans l’intérêt de l’employeur, de l’entreprise et de la société de s’appliquer à essayer de satisfaire au mieux le  besoin de reconnaissance selon la responsabilité de chacun. Pourquoi cela ?

La reconnaissance professionnelle- photo Chantier Equipe Faidherbe by Philippe Neveux @ flickr

1. Pourquoi valoriser la « reconnaissance professionnelle » :

D'après la fameuse pyramide des besoins de Maslow, chaque être humain a des besoins (non pas des désirs) qu’il voudra satisfaire dans sa vie, à un moment ou à un autre. Ses besoins atteints, il sera dans une plénitude de bien-être dans son Moi intérieur, dans son corps et dans ses relations avec autrui.

Parmi ces besoins, on trouve le besoin de sécurité- physique ou moral (que l’employeur a obligation de respecter sur le lieu de travail). En général ce besoin est respecté et satisfait. Les autres besoins que l’employeur peut satisfaire, sont le besoin d’appartenance (à un groupe, avoir un statut, être écouté et compris) et le besoin d’estime (sentiment d’être utile et d’avoir de la valeur). En effet selon moi la reconnaissance professionnelle comprend ces 2 derniers besoins. Pourtant ces besoins restent les plus délicats et difficiles à combler professionnellement.

Ainsi, alors que le salarié met tout en œuvre pour être à l’honneur, pour bien exécuter ses tâches et qu'il possède une conscience professionnelle ; il n’est pas courant que l’employeur leur renvoie l’ascenseur. Malheureusement cela ne fait pas partie de la culture managériale française. Quel est donc l’intérêt de l’employeur à satisfaire ces besoins?

En effet lorsque ces besoins sont comblés, le salarié est « rassasié »- Comprenez ici qu’il n’y a plus de vide à satisfaire. Par conséquent il en ressortira un salarié plus apaisé, qui ne combattra plus (contre) certains idéaux. Il apprendra à apprécier ce qu’il a et s’il a besoin de plus, les demandes ne se feront plus dans un climat de colère, de suspicion et de contestation perpétuelle. Oui vous l’avez compris, c’est un échange gagnant-gagnant…. Parce qu' un salarié heureux, apaisé, épanoui dans son travail, est un salarié plus productif, qui fera «  plus » naturellement, et véhiculera une bonne image de sa boite. Détaillons un peu tout ça.

2. Conséquences positives et bienfaits de la reconnaissance professionnelle :

Voici les retombées positives de la pratique de la reconnaissance professionnelle:

  • Crée une atmosphère paisible, peu enclin aux conflits
  • Moins de revendications (sentiment de complétude)
  • Favorise la confiance en l’employeur
  • Facilite le dialogue social
  • Engendre une vraie conscience professionnelle
  • Donne une bonne image de l’entreprise- depuis l’intérieur
  • Conserver une motivation certaine et constante toute l’année
  • est un levier pour stimuler la productivité

3. Comment appliquer la reconnaissance professionnelle

Rappelez-vous qu’il est pertinent d’associer les actes aux faits matériels. Autrement vos belles paroles se transformeront en un vent passager qui n’a laissé aucune trace. Voici une liste non-exhaustive  de ce qui peut être possible de mettre en place dans votre entreprise :

  • Soyez sincère, vrai, et clair dans votre façon de présenter, proposer votre gratitude (pas de paroles rapides) dans les couloirs, entre 2 bureaux, vite fait au téléphone, car les salariés ont besoin d’actes et de gestes marquants
  • De façon officielle, formelle, en bonne et due forme, avec toute la révérence et le respect que vous ressentez réellement pour vos employés. De ce fait lors d’un pot par exemple, en prise de parole imprévue en réunion, ou par une lettre,  un courriel, …
  • Par des bonifications matérielles : cartes cadeaux, prime, avantages en nature, bon échangeable, toutes billetteries spectacles-cinéma, activités sportives familiales ou en couple, bon pour un diner pour 2 personnes, etc..…..
  • Par des actions fédératrices, communes créatrices de cohésion et d’esprit d’unité : journée sortie, activités sportives (accrobranches, kayak, bowling, etc.…)/1 à 2 fois par an. Pourquoi pas un brunch de plein air, repas d’entreprise qui permettront de mélanger les métiers, créer du lien entre différents services, antennes, filiales, groupe- et permettent aux uns et aux autres de connaitre ce qui se pratique ailleurs que chez eux.
  • Créer un programme d’employé/ d'équipe du mois (et/ou de l’année) : afin de stimuler la motivation de tous, de valoriser les plus méritants et de prouver que vous avez à cœur de récompenser ceux qui font "le petit plus" qui fait la différence. Cependant attention à ne pas soulever l’esprit de concurrence entre eux mais plutôt à susciter un esprit de compétition sain.
  • et le congé sabbatique, ou la ½ journée de repos, qui peut être un bon moyen de gratifier sans grand désordre organisationnel ou  conséquences financières directes sur votre budget

A savoir :

un accord gagnant-gagnant

La reconnaissance professionnelle assumée et pratiquée par l’employeur (avec des actions concrètes, fortes) participe directement à une meilleure Qualité de Vie au Travail. En utilisant "la reconnaissance" comme outil pour apaiser les conflits latents vous agissez sur le l’inconscient du salarié. Et vous permettez la création d'un vrai lien avec la structure (voire même de favoriser une certaine loyauté professionnelle acquise uniquement dans une relation de confiance).

N’oublions pas surtout qu’un salarié qui se sait utile, reconnu dans la qualité de ce qu’il produit, qui se sent bien (en confiance) sur son lieu de travail est un salarié PLUS PRODUCTIF, PLUS CREATIF, PLUS IMPLIQUE, qu’un salarié moins bien traité.

Gageons que ce management par la reconnaissance fera partie à l’avenir d’un nouveau management positif et bienveillant qui ne peut que produire des résultats bénéfiques sur la masse salariale et montrera toute sa puissance à favoriser une atmosphère apaisée entre l’encadrant et l’exécutif.

la Reconnaissance professionnelle n'est pas un aveu de faiblesse de l'employeur mais plus tôt un puissant outil de management à utiliser Cliquez pour tweeter

Attention : pensez bien à vous rapprocher de l’URSSAF afin de vérifier la classification de vos avantages, dons ou prestations, en biens imposables ou non.

 

Contribuer à changer les mentalités, partager, analyser, partager encore!

 

Et vous, quel est votre avis sur ce sujet ? Pensez-vous que cela est réalisable dans votre entreprise? Vous pouvez librement donner votre avis et partager vos expériences.

 

A lire aussi: Deviens ce que tu es, trouve ton appel !

Que faire face à la Mort, au Deuil ?

Que faire face à la Mort, au Deuil ?

J’aborde là un sujet profond, intime, délicat que la société évince car il touche chacun personnellement et est synonyme de souffrance. Toutes les cultures n’approchent pas la Mort, le Deuil de la même manière et pourtant il faut y faire face un jour ou l’autre.

On est souvent abasourdi, retourné quand quelqu’un nous apprend le décès d’une personne connue. Plus déstabilisant et interrogeant, on ne sait pas quoi dire, quoi faire, comment se comporter, pour soutenir et ne pas encore activer la peine et la douleur déjà présente.

Confrontée très tôt dans ma vie de jeune adulte à la disparition d’un être très proche, j’en ai fait une expérience qui m’a marquée mais qui m’a aussi construite ; aussi je reste toujours très émue lorsque j’apprends le décès de quelqu’un.

la Mort et le Vide. blog LPBA

  • Tous inégaux face à la Mort et au Deuil

Nous n’avons pas tous la même résistance, résilience face à l’annonce d’un décès. Les sud-américains sont plus armés pour appréhender la mort, en parler, l’accepter ; tandis que pour d’autres c’est un sujet pesant, à éviter et qui dérange. Chaque personne concernée, impliquée ne réagit pas de la même manière. Il y a ceux qui acceptent leurs émotions et le montrent, ceux qui accueillent leur émotions avec pudeur et ceux qui les refoulent complètement.

Certains vont se réfugier dans un silence gênant, lourd, un mutisme qui vous scotche. Lorsque d’autres seront dans la diversion du sujet, par un flot de paroles, un excès de tout ; ils fuient la réalité. Toutes ces formes de réactions sont l’expression de leur propre douleur.

Pour moi c’était le silence…aucune envie de dialoguer, de parler. Seul le monde du silence, le silence en Moi, envers les autres, le recentrage sur moi-même me soulagent. C’est comme « rentrer dans sa grotte », ou « se fermer comme une huître » : un système de défense contre la souffrance, pour mieux digérer ce flot d’émotions… et aussi pour ne pas polluer les autres avec ce que je vis (que je trouve tellement intime et personnel).

  • Avoir de l’empathie, aide à appréhender le deuil

Lorsque le décès, ou le deuil est récent, il est bon de témoigner de l’empathie à la personne affectée. Ceci doit se faire avec tact et à  bonne distance pour ne pas bousculer et choquer davantage l’autre.

by Rudy – www.pittoresque.smugmug.com

Avoir de l’empathie, c’est simplement essayer de se mettre à la place de l’autre dans sa situation, imaginer son ressenti, le respecter sans toutefois se sentir obliger de porter sa douleur. Déjà être en pleine conscience du moment présent pour être en adéquation avec l’autre est le début de l’empathie. Elle peut se manifester simplement par l’écoute attentive, bienveillante, proposer son aide (sans forcer et déranger par insistance). Rester juste à côté de la personne dans le silence, être à sa disposition selon son besoin, attendre d’être sollicité ou non, accueillir ses émotions avec bienveillance,  c’est aussi connaître de l’empathie. Dailleurs on ne peut pas mentir avec l’empathie…si vous en avez vraiment, celui qui est en face de vous, le saura… et si c’est trop dur pour vous, abstenez-vous et restez en retrait.

Témoigner sincèrement de l'empathie à une personne endeuillée, est déjà un grand soutient! Cliquez pour tweeter

 

  • La disparition, la mort expliquée aux enfants

Face aux enfants, intelligents et très sensibles (à la démonstration des émotions des adultes), il est nécessaire d’adapter nos explications à leur niveau d’entendement. Avec des mots simples, des histoires imagées, dites-leur la vérité, soyez sincère avec eux. C’est la meilleure façon de les protéger et de leur faire comprendre la beauté et la valeur de la Vie. Surtout ne pas « inventer une histoire mensongère » pour masquer la réalité. Une fois la vérité découverte par l’enfant, celui-ci sera confronté à trois problèmes au lieu d’un seul au départ. Tout d’abord votre trahison, puis le mensonge, et l’impression d’avoir doublement perdu cette personne !

Laisser les exprimer leurs émotions à leur manière, toujours avec compréhension (dessin, colère, refus, rejet, cris, tristesse passagère…) du moment que cela reste passager.

Ne soyez pas non plus choqué du raccourci de leur raisonnement, ils sont plus clairvoyants, et ont beaucoup plus de ressources qu’on ne le pense. Un jour un de mes fils m’a dit qu’il n’aimait pas (s’attacher) aux personnes âgées, parce qu’elles sont vieilles et meurent ensuite. Hummm j’ai pensé : c’est une analyse rapide, vrai, ajustée à sa vision de la vie…ça lui appartient.

De même restez attentifs et vigilants à la réaction des enfants dans les jours suivants l’annonce du décès. L’exemple de cauchemars, agressivité, insomnies, énurésie, régression comportementales (etc.…) indiquent qu’ils ont été choqués et plus affectés qu’il ne parait. En parler à nouveau avec eux, ou consulter un spécialiste pour enfant pour vous soutenir.

Il n’y a pas de honte à montrer nos faiblesses, nos limites, nos émotions à nos enfants (sans tomber dans le mélodrame). Ils  comprendront très bien que nous ne sommes pas infaillibles et sommes enfin de compte comme eux.

 

  • Le facteur « temps » pour dissiper le deuil

Ensuite il faut laisser le temps suivre son cours pour panser, cicatriser les égratignures de la vie. C’est un processus plus ou moins long selon le vécu, l’histoire personnelle, le caractère de chacun et sa résilience.

Attention à ne pas tomber dans le piège du mélodrame. Entendez par là, le fait d’entretenir et nourrir une atmosphère négative qui vous maintient dans un état de pesanteur régulier, de lourdeur psychique. Par exemple écouter des chansons noires, refuser de s’alimenter par tristesse, rester attacher émotionnellement à des objets du défunt, se lamenter et se plaindre sur son sort, mettre en valeur le manque et l’absence de la personne, etc.…. Tout ceci ne vous fera pas sortir du deuil, bien au contraire.

Un esprit abattu affaiblit votre âme, alors qu'un esprit fort, dynamise votre corps. Cliquez pour tweeter

 

Si le temps est un facteur essentiel pour « sortir » du deuil, cependant cette étape ne doit pas devenir une situation permanente. C’est-à-dire que le « temps des lamentations », du « devoir de mémoire », de la torpeur (sommeil) psychologique, ne doit pas durer, perdurer, sinon le risque est de tomber dans un cycle dépressif.

 

  • Quand le temps n’apaise plus la douleur

Pour les personnes  muettes, enfermées dans un mutisme, il est important après un certain temps de les aider à parler, à mettre des MOTS sur leur MAUX, verbaliser les douleurs, leur limites, leurs émotions (sans jugement).

Quand une personne s’enlise toujours dans les souvenirs d’un défunt, perdure dans l’expression du manque, et se plaint souvent de cette absence, reste mélancolique, il est temps de se poser des questions. Idem pour celles qui se sont renfermées sur elles-mêmes, très distantes de la Vie en générale, dans un silence anormale depuis un décès. Ce sont des signes qui doivent vous alerter. Ils sont les signaux d’un appel à l’aide et d’une détresse profonde.

En effet certaines émotions négatives non-évacuées auront  certainement des conséquences sur leur santé physique, psychique, morale…ceci comme moyen de compensation, de décompression naturelle. Beaucoup de personnes ayant mal « digéré » une disparition se sont retrouvées quelques années plus tard avec des maladies somatiques.

 

  • Où trouver de l’aide ?

Faire intervenir un tiers neutre (professionnel, psychologue, médiateur, magnétiseur, quelqu’un qui a un mandat spirituel, ou autres) devient alors indispensable à la situation…car l’autre sera certainement dans le déni de son mal-être et le rejet de l’aide apportée par ses proches. Surtout faites preuve de tact, de douceur, d’ingéniosité, de discrétion pour l’amener vers un professionnel.

Et sachez-le à l’avance, vous aurez sûrement de la résistance, du rejet (peut être beaucoup), alors persévérez, insistez car demain, assurément elle vous remerciera!

 

Voilà grossièrement quelques éléments pour vous armer à réagir face à l’annonce d’un décès ou pour accompagner quelqu’un dans le temps du deuil. Il y a beaucoup de choses à dire et à développer et ce serait trop long. Si vous avez des questions, écrivez-moi, j’essaierai de vous partager mes expériences. Courage à vous et n’oubliez pas, témoigner sincèrement de l’empathie à la personne endeuillée, c’est déjà un très bon début.

 

Vous aimez l’article, partagez le et aidez d’autres personnes.

A lire aussi:  Les Saisons de la Vie (la vie est rythmée par des temps, appelés aussi des saisons)

Je m’aime….et alors!

Je m’aime….et alors!

Allez encore un dernier selfy… je trouve que la couleur bleue me va tellement bien au teint !
Quoi, vous trouvez que je suis narcissique, un peu centré sur moi !? Peut-être que oui, mais ce narcissisme courant, est nécessaire pour m’apprendre à avoir confiance en moi et me permettre de trouver ma place face aux autres. Aujourd’hui être traité de « narcissique » a une connotation négative et n’est pas un compliment. Et pourtant ce n’est pas une tare, ni un mal que de s’aimer, s’apprécier ….je dirais un minimum…
Mais le vrai narcissique est tout autre. Et l’égocentrique alors, comment fonctionne-t-il ? Ont-ils les mêmes traits de caractères ? Comprenons qu’un peu de narcissisme ou d’égoïsme est un passage obligé pour mieux aimer les autres….

Fleur Narcisse - blog LPBA
by Hélène Quintaine- Flickr

Narcisse, ce jeune homme transformé en fleur :

Connaissez-vous l’histoire de Narcisse, l’origine du mot « narcissique ». Ce jeune homme surpris par la beauté de son reflet dans l’eau, est resté là à se mirer pendant tellement longtemps qu’il a fini par prendre racine et se transformer en fleur. Ainsi le « narcissique » a besoin du regard des autres sur lui. Il attend l’approbation de l’autre et y répond selon sa réaction. Au fond son attitude démontre un manque de confiance en soi, ou une surestimation de soi…il a une image biaisée de la réalité.

 

 

 

Egocentrique, versus Narcissique : 

Gasparien, quant à lui est grand, beau et tellement apprécié des femmes qu’il se croit plus intelligent que tous. Il ramène tout lui et ne sert que ses intérêts personnels…. Les autres il n’en a que faire… au mieux il s’en accommodera pour s’élever, au pire il les écrasera au passage. Il aime bien s’entendre parler et quand il commence à donner son opinion, personne n’a le droit de le contredire. Au fond il n’a besoin de personne, l’essentiel c’est qu’il s’aime lui…et pour lui il n’a de toute façon pas vocation à être aimé, car il s’aime déjà…. Il se suffit à lui-même, même s’il finira dépressif, isolé et esseulé dans quelques années.
Dans tous les cas, les 2 acolytes manquent de confiance en eux, ils ne se connaissent pas réellement et le font payer aux autres.

Mais moi, je m’aime… simplement  Ça signifie quoi s’aimer en fait ?

  • C’est déjà apprendre à se connaitre (ce que j’aime, ce que je peux accepter ou je déteste) pour être en accord, en harmonie avec soi
  •  C’est prendre soin de soi (s’autoriser un bain par exemple, aller au spa, se faire masser, s’accorder une pause)
  •  C’est se sonder afin de réussir à se positionner à côté de l’autre, ni au-dessus, ni en dessous juste d’égal à égal…pour être en accord
  • C’est aussi apprendre à grandir, évoluer, changer pour se faire confiance

Pourquoi est-ce si important de s’aimer ? En effet c’est en apprenant à s’aimer Soi qu’on réussit ensuite à accepter, accueillir, recevoir l’autre...comme dans un miroir, il est un autre Moi que je vois.

Je n’oublie pas de M’aimer (un petit peu quand même), parce qu’on ne peut pas plaire et être aimé de tous. Donc si  peu de personnes m’apprécient il y en a au moins un qui me tolère…. Humm c’est-à-dire Moi-même, c’est un bon début !

Freud explique que l’enfant narcissique apprend à s’aimer lui-même, se découvre avant de pouvoir aimer autrui.

Dans une relation saine et juste se positionner pour sa partie est aussi importante que vitale. Dans cette relation je suis propriétaire de ce qui me concerne et donc responsable la part qui m’incombe : c’est-à-dire Moi. Voilà pourquoi je ne peux pas et ne vais pas me plier en quatre pour quelqu’un qui ne m’accueille pas ou ne reçoit pas ma différence et ma singularité. Passez votre chemin, le temps c’est de l’argent !

Enfin il n’y a que moi seul (e) qui puisse identifier, définir et combler en 1er mes besoins (pas les autres de faire). Être en pleine conscience de mon identité, de ma personne (pour la présenter) est le début du chemin vers la paix intérieure et la réconciliation à Soi.

Comment puis-je m’aimer ?

  • Je prends souvent des selfies (comme pour vérifier que mon bouton n’est pas trop choquant pour les autres)
  • On dit que je parle trop ; c’est vrai…d’ailleurs c’est un vrai plus dans des situations délicates ou face à des personnes un peu froides…je sais briser la glace !
  • On me trouve calme, peu loquace…oui et c’est pour mieux observer, analyser mon environnement et répondre aux autres : je développe mes qualités observatrices
  • Certains pensent que je suis « introverti (e)», discret (e)… et cela ne signifie pas que je ne suis pas compétent (e) et équipé (e) pour travailler dans les médias ou en communication
  • Mes parents m’ont toujours dit que j’étais nul (le) en maths… et pourtant j’ai une logique et aujourd’hui je travaille en comptabilité
  • Je n’ai pas les standards de beauté des magazines…. Mais quand j’enfile ce maillot taille haute à la plage, je ne laisse pas les pseudos bronzeurs indifférents….et oui, moi aussi j’ai ce ptit truc qui fait….Whaouah ! lol

C’est un fait, j’apprécie la jovialité et l’exubérance de ma collègue, ce petit-bout en train bavarde, parfois j’aimerais être comme elle. Mais je ne suis pas Elle, je suis une autre personne, différente ; parce que nous n’avons pas la même culture de base, pas eu la même éducation ; nous avons une histoire et un passé différents, nous n’avons pas les mêmes projets et les mêmes aspirations pour notre vie…. Et malgré tout ce qui nous oppose nous formons une bonne équipe !!! Et puis c’est vrai je ne me vois pas dans ses pulls trop grands, à carreaux vert et rose, en plus col roulé jusqu’aux oreilles….   Naaaa, ça ne peut pas être moi !

Si je réussis à m’aimer tel (le) que je suis (mes défauts et mes qualités), les autres m’aimeront et me respecteront aussi pour la personne que je suis réellement.

S'aimer Soi-même, s'accepter, permet d'accueillir l'Autre dans sa différence Cliquez pour tweeter

N’oubliez pas non-plus qu’il y a aura toujours quelques uns pour vous rappeler vos imperfections, vos erreurs passées et vos fautes… mais n’y prêtez pas d’attention, ils ne sont que la voix (voie) de la Culpabilité et du Jugement (cela fera l’objet d’un article, très bientôt). Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Que diriez-vous : narcissique versus égocentrique, ou amour simple?

Nax   La Palabra D'Ana- blog-

 

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Bibliographie  : > poids “Sauvez votre peau, devenez narcissique” de Fabrice MIDAL
>contre-poids “Tous narcissiques” de Jean COTTRAUX